Roubaix veut vivre…

Samedi 25 mai 2013

Si je prenais la tête d’une liste aux municipales de 2014, elle porterait l’espoir d’un renouveau roubaisien, d’une nécessaire renaissance de ses ambitions, c’est la raison du titre de l’article de mon groupe pour le prochain bulletin municipal que vous trouverez ci-dessous :

Nous arrivons au temps des bilans d’avant la campagne des municipales qui fait en sorte que c’est le dernier texte d’expression politique qui nous est permis.

Elus de la gauche républicaine avec nos amis nous n’avons eu de cesse durant ces cinq dernières années de dénoncer une gestion socialo-centriste qui a conduit à une situation sociale roubaisienne dégradée, sans offre politique capable de redresser la deuxième ville régionale, notamment au sein de la communauté urbaine.

A une politique qui sollicite toujours plus de moyens dans l’aide sociale culturelle et éducative pour acheter une tranquillité sociale toute relative d’ailleurs, il eut fallu se donner les moyens d’une gestion du peuplement et du logement ayant pour but d’éviter d’ajouter la pauvreté à la misère, la formation de quartiers de plus en plus homogènes socialement, ethniquement et économiquement, la disparation du commerce traditionnel, la montée des incivilités, de l’impolitesse, de l’ostentation agressive…

La dernière péripétie en date est la mise en place précipitée de la réforme des rythmes scolaires. Coûteuse, sans concertation, elle va passer à côté de la priorité qu’est l’instruction publique, seul facteur d’assimilation laïque et de réussite dans le respect de notre république.

Rien n’est tout à fait perdu. Nous continuerons à porter, à proposer un autre projet pour Roubaix ; radicalement différent car Roubaix veut vivre. Pour suivre nos propositions et commentaires je vous invite désormais sur mon site http://www.christianmaes.fr .

 

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Rythmes scolaires 2013 ou 2014 ? Lettre ouverte au maire

Vendredi 22 mars 2013

Monsieur le maire,

Comme vous le savez la date limite imposée par le premier ministre en ce qui concerne la réponse des communes sur la date de mise en œuvre de la réforme des rythmes scolaires est fixée au 31 mars !

Il est regrettable que vous n’ayez pas voulu en débattre et soumettre au vote du conseil municipal cette question le 13 février dernier, alors que beaucoup de communes comme Lille ou Tourcoing en ont débattu.

Pourtant à cette séance nous avons eu une présentation, certes intéressante bien que très « technico-pédagogiste » du projet éducatif global mais qui ne comportait aucune référence à la proposition du ministre, ce qui est un comble étant donné l’importance des décisions à prendre et les conséquences sur le PEG.

Sans vous fonder sur des informations précises, tant sur les financements que sur les modalités techniques et humaines, vous avez décidé unilatéralement de mettre en œuvre cette réforme à Roubaix en 2013 !

Pour que cette réforme soit une pleine réussite à Roubaix, il faut en passer par une décision politique après concertation et débat ce qui prendra du temps.

Je vous demande donc à défaut de saisir le conseil municipal dans les délais que ce sujet soit abordé en toute transparence et tranché, y compris par un vote, par la commission « vivre ensemble » qui traite des questions scolaires et éducatives, ce samedi 30 mars.

La décision argumentée de la commission vous sera transmise et vous pourrez alors prendre en toute clarté démocratique votre décision.

Veuillez agréer, monsieur le maire, l’expression des mes sentiments dévoués.

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Que Roubaix vive…

Mardi 12 mars 2013

Dans une déclaration récente le maire de Roubaix regrette que l’acte III de la décentralisation n’aille pas assez loin notamment en matière d’intercommunalité. Ce qui revient à poser la question, pas nouvelle, de la place de Roubaix dans la communauté urbaine.

Sur deux points il me semble faire un sérieux contresens.

Dire que Roubaix mérite davantage de justice et d’équité dans la répartition des financements (péréquation financière) en raison des graves difficultés d’une grande partie de sa population sans poser la revendication d’une politique de rééquilibrage de la population, c’est de fait accepter que Roubaix soit voué à l’éternel assistanat des zones de relégation urbaine et qu’elle perde toute autonomie politique voire toutes marges de manœuvre.

Dans la même logique, souhaiter la désignation des élus de Lille Métropole au suffrage universel c’est méconnaître une réalité simple qui est qu’historiquement et matériellement la commune reste le lieu essentiel de l’espace démocratique et de la décision politique. La mutualisation de certaines compétences n’implique pas que l’échelon communautaire au nom du principe de subsidiarité, ce qui n’est d’ailleurs pas réellement le cas, soit une strate supérieure au jeu démocratique local qu’est la vie communale.

Rappelons qu’actuellement, les conseillers communautaires sont délégués de leur commune, et à défaut d’un mandat impératif, ils ont un devoir de défendre les intérêts de leurs mandants et de rendre compte systématiquement de leur action. Malheureusement force est de constater qu’ils sont le plus souvent prisonniers de logique de groupes politiques que d’intérêt local. Combien de dossiers communautaires sont-ils tranchés en conseil municipal ?

De plus je pense que cette logique communale est d’autant plus pertinente que la communauté urbaine de Lille est unique en France dans la mesure où elle fut organisée, non pas autour d’une ville phare mais sur une conurbation tripolaire regroupant les trois plus grandes villes de la région. Que ces villes construisent en commun certains grands projets mais qu’elles restent le lieu essentiel de la vie sociale et culturelle fondée sur le débat et les libres choix politiques de leurs concitoyens.

Ne soyons pas en 2014 les fossoyeurs de notre commune.

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Reprise !…

Lundi 11 mars 2013

Comme un nouveau jouet, la facilité, un peu irresponsable, de gazouiller sur un réseau social, nous conduit à oublier d’écrire un peu plus longuement et de façon plus approfondie ; ainsi en va-t-il, de ce bloc note trop longtemps à l’arrêt.

Je disais récemment au maire – qui me présentait son projet de prospective urbaine et sociale- la difficulté voire la lassitude d’être dans l’opposition avec le verbe, haut si possible, comme seule arme. Encore faut-il que le discours s’appuie sur l’argument et les idées qui fondent un engagement politique.

Engagement politique, comme voilà un terme daté, celui des années soixante où l’on bâtissait à l’abri d’idéologies structurantes des projets radicaux de transformations sociales mais donnant un sens collectif à un mandat d’élu ou à une action militante.

Mais nous ne sommes plus de nos jours dans un espace où « le désordre du réel obéirait à la cravache du concept ». L’individualisme triomphe sur le collectif, les nouvelles aliénations ne conduisent ni à la conscience de classe, ni à la lutte.

Alors, il nous reste la stratégie de l’influence par l’argumentation fondée, et le refus du technico-politique et de la simple gestion, refuge de la plupart des élus locaux.

C’est pour ces raisons que j’ai accepté de participer au projet « Roubaix 20X40, 800 idées …» initié par le maire. Si de cela pouvaient émerger quelques idées structurantes, une volonté d’agir, nous n’aurions pas perdu notre temps et aurions alimenté sur des questions de fond le débat des prochaines municipales.

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Républicain de Roubaix et de Tourcoing

Mercredi 27 février 2013

Mairie de Tourcoing

Mairie de Roubaix

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Question Roms, un peu de courage !

Samedi 17 novembre 2012

Décidemment c’est à désespérer de certains élus politiques quand on se rend compte de l’impuissance du maire de Roubaix.

Le dernier exemple en date est illustré par sa déclaration au sujet de l’évacuation des camps roms (400 personnes) de Roubaix la reportant à quelques mois au mieux !

Pourtant en mai dernier face aux questions que je lui posais, se faisant fort de faire mieux que son opposition, il déposait au conseil municipal une motion ferme et résolue promettant des décisions d’évacuation rapide.

La réalité est simple c’est celle d’un élu prisonnier d’une idéologie faussement humaniste portée par la présidente de la communauté urbaine. N’est-ce pas elle qui décida d’un moratoire d’un an sur l’évacuation des camps roms de la métropole, ceci dans le seul but de stigmatiser le discours de Sarkozy ?

Le résultat est que ce nouvel appel d’air a conduit à l’installation de plusieurs centaines de roms dans les quartiers nord de Roubaix, là où d’une façon générale les populations sont les plus vulnérables ! Les conséquences sont connues : mendicité, insécurité, hygiène, exploitation des enfants, désolation et incompréhension des riverains…

Il est vrai que Roubaix, ville la plus pauvre de France, ville sous tutelle (dont la majorité socialiste se satisfait), bien utile à ses voisines qui préfèrent voir les problèmes ailleurs, peut tout supporter ! Le maire de Villeneuve d’Ascq a su, lui, prendre ses responsabilités.

Si on attend de leur trouver un logement et un travail pour assainir la situation, il faudra l’expliquer aux roubaisiens si nombreux à attendre et à chercher logement et travail !

Faire respecter la loi, être ferme sur les principes, renvoyer les indésirables et les illégaux hors des frontières, est-ce si difficile quand on a le souci du peuple et de la nation ? L’humanisme n’est pas la charité sur le dos de nos concitoyens, surtout ceux qui sont, comme c’est le cas, les plus précaires.

Un peu de courage et de conscience politique, monsieur le maire !

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Un groupe d’élus républicains et citoyens pour Roubaix

Samedi 29 septembre 2012

J’ai décidé de créer avec Okbia Boulékras et Pascal Sergent, au sein du conseil municipal de Roubaix, un groupe politique intitulé « Groupe républicain et citoyen ».La référence à Jean-Pierre Chevènement et à Nicolas Dupont Aignan est implicite.

A moins de deux ans des élections municipales, je pense que face aux immenses défis sociaux et culturels posés très spécifiquement à Roubaix, il faut rendre toute leur place à la réflexion, au débat, à la conviction politique, sources d’actions concrètes efficaces et de pédagogie pour la chose publique.

Ce groupe s’inscrit dans la continuité de rôle joué par la liste d’opposition « Roubaix en marche » mais avec une singularité : l’ouverture au dialogue républicain avec d’autres conseillers. Il reste cependant partenaire des conseillers gaullistes de progrès.

Ses références sont la défense et l’illustration des valeurs républicaines dévoyées par le néo libéralisme ambiant : souveraineté populaire, laïcité, liberté d’expression contre la « bien pensance », le politiquement correct reflet du développement des intérêts particuliers, des corporatismes, des inégalités, de la fragmentation de l’espace public au profit des revendications identitaires et communautaristes, véritable réalité roubaisienne.

Sur le plan local la situation de pauvreté économique, sociale et culturelle, conséquence de longue date d’une cécité politique quant aux intérêts de Roubaix dans la métropole nécessite d’inverser les politiques suicidaires d’alignement communautaire faisant de Roubaix sa variable sociale d’ajustement. Les politiques sociales d’aides en tous genres, d’habitat déséquilibré, de quartiers s’autorégulant dans la misère et l’exclusion n’ont fait qu’alimenter un vaste appel d’air et de dépendance. Il faut donc redéfinir « l’intérêt général » parce que « Roubaix veut vivre ».

Le sens de ce groupe est dans un rassemblement d’influences et de réflexions pour une autre politique à Roubaix.

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Albert Camus, connais pas !

Samedi 30 juin 2012

Je m’étais déjà hérissé au détour d’un texte sur le lycée Van der Meersch de la façon un peu ridicule qu’ont les élus, dans leur volonté de « faire peuple » de renommer nos établissements scolaires, mais aussi d’autres édifices, de patronymes empruntés à l’actualité. Ainsi disparaissent bon nombre de nos écrivains, références culturelles très symboliques. Ce fut le cas de Jean-Jacques Rousseau, il y a quelques temps à Roubaix. L’argument opposé est que la reconstruction s’est faite dans un autre lieu alors que souvent il ne s’agit ni plus ni moins d’annuler que un nom qui serait associé à l’image d’un collège « difficile » ou pensé comme tel ! Encore qu’en l’occurrence, en suivant, ce raisonnement rien n’empêchait de donner un nom d’un contemporain, autre référence, du siècle des lumières ; Denis Diderot par exemple. Au moins, Théodore Monod, décédée en 2000, intitulé de ce nouvel édifice marque une référence à un humanisme de l’engagement et au grand scientifique qu’il fut. Notre époque est à l’immédiateté, elle ne prend pas de recul car elle devient amnésique et inculte ! Raison de plus pour y résister…

Beaucoup plus étonnant, est l’inauguration à Hem d’un collège « Raymond Devos » décédé en 2006. Cet acteur humoriste affectionnant le non sens et le paradoxe ridicule restera-t-il dans l’histoire de l’art ? Lui qui s’amusait avec subtilité des ridicules de notre temps aurait apprécié les différents propos, références et citations des élus comme des élèves tout à la complaisance populiste qui fait qu’aujourd’hui, le comique, l’humoriste ou plus souvent l’amuseur agressif sont les références culturelles.

Le plus préoccupant n’est pas là mais dans le fait que ce nouveau collège n’est que la reconstruction de deux autres établissements qui se nommaient « Albert Camus » et « Elsa Triolet », excusez du peu ! Je ne sais si Elsa Triolet restera dans la vie littéraire au premier plan et non comme la compagne du « fou d’Elsa » mais en plus de la référence littéraire l’opportunité de l’actualité en ce cinquantième anniversaire de la paix en Algérie, était de ne pas oublier Camus, cet « algérien », ce grand écrivain, cet acteur de la vie intellectuelle et politique à qui Michel Onfray vient de consacrer un livre[1] important sur l’auteur et sa relation à la politique et à l’histoire. Les citations des élus, les récitations des élèves auraient pris une tout autre allure et peut être un autre sens plus en accord avec  l’école républicaine.


[1] L’ordre libertaire, la vie philosophique d’Albert Camus, Flammarion, 22.50€

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