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Archive pour septembre 2008

Deux ou trois choses de la semaine 39… Harkis, Grand stade, Changer Roubaix, Bouchard….

Dimanche 28 septembre 2008

 

Jeudi. Journée nationale pour les Harkis. C’est l’occasion de revoir certains responsables associatifs ainsi que d’anciens combattants de la première génération, dignes, respectueux de la République, fiers de leurs médailles et d’être enfin honorés et pleinement reconnus…

C’est pour eux, avant tout, mais aussi pour leurs familles que j’ai contribué pendant les sept années de ma délégation aux rapatriés à cette pleine reconnaissance, à la prise en compte par les élus et notamment ceux de gauche souvent indifférents ou ignorants, de leur histoire, de leur combat, de leurs souffrances et de l’abandon dont ils furent l’objet.

Ma contribution à l’édification de la stèle mémorielle devant laquelle nous nous sommes réunis témoigne que je serai toujours, avec lucidité et objectivité, au service de ces citoyens qui ont bien mérité de la patrie.

 

Vendredi. Le projet (modifié) du Grand Stade est définitivement approuvé. Je n’avais pas voté le projet en février dernier. Je me serai, sans doute, prononcé de la même manière cette fois ci et pour les mêmes raisons. Ce projet coûteux, hors de prix, n’a pas été remis réellement en perspective face aux autres besoins métropolitains en matière de culture, de logement, de transport et d’infrastructures.

La conséquence inéluctable de ce choix sera la mise en place, à terme, d’une fiscalité mixte. C’est-à-dire une augmentation des impôts locaux par l’ouverture d’une nouvelle ligne intercommunalité.

Les arguments fondés sur le rayonnement métropolitain, l’effet d’entraînement économique, la participation financière accrue du privé ne me paraissent pas suffisamment convaincants voire en contradiction avec une véritable politique de gauche de l’investissement public.

Semble pourtant convaincu, le Maire de Roubaix qui à l’inverse de son vote de février, a voté pour le projet alors qu’à l’époque il justifiait son choix par la priorité à accorder aux investissements sociaux notamment sur Roubaix. Mais c’était avant les élections municipales !

Pour le moins, je serai heureux de connaître le prix de ce revirement. A-t-il donné lieu à quelques compensations pour Roubaix comme a su si bien le négocier le Maire de Villeneuve d’Ascq pour sa ville‍?

Quant à la diversité des votes des élus communautaires de la majorité municipale, on est en droit de s’interroger, déjà, sur la cohésion et la cohérence de celle-ci !

 

Samedi. Participant à un séminaire de travail de l’association « Changer Roubaix » qui regroupe les membres et sympathisants de la liste « Rassemblement Citoyen », j’ai le plaisir de constater que la démarche originale du combat républicain que nous avons menée lors des municipales est encore bien réelle. Le programme d’action pour les mois qui viennent en témoignera

 

Dimanche. Un message téléphonique, deux rencontres, l’occasion pour mes interlocuteurs de m’interpeller sur ma position au sujet du musée et du sculpteur Henri Bouchard. Le « clic clac » de Nord Eclair doit y être pour quelque chose.

Je les invite à lire l’ensemble de l’article présent sur ce blog qui me semble clair dans ses objectifs.

Ce n’est pas parce que je cite un collègue « vert » que je partage la totalité des positions que ce groupe a prise sur le sujet. C’est d’ailleurs pour cette raison que j’ai bien voté la délibération sur l’accueil des œuvres du sculpteur et que j’attends avec une certaine réserve les délibérations concernant les travaux et le fonctionnement de l’extension du musée. Le maire, à l’époque, avait bien précisé que le vote positif n’engageait que l’acceptation du transfert et que le conseil municipal serait consulté sur les reste du dossier. Nous attendons…

L’affaire Bouchard…

Mardi 23 septembre 2008

 

Décidemment notre musée fait parler de lui !

Non pas seulement par l’afflux de visiteurs qui en a fait le quatrième des grands musées de France quant à la fréquentation. Fréquentation, disons le, plutôt due à l’originalité du lieu qu’à ses collections.

Collections qui devraient s’accroître du transfert des œuvres et de l’atelier du sculpteur Henri Bouchard. Et c’est bien cette affaire, puisqu’il s’agit désormais d’une affaire, qui fait que l’on parle de nous.

Début septembre, nous voici informés que notre musée serait boycotté par certains plasticiens suite au fameux article du Monde du 15 juin 2008 : « un artiste qui a flirté avec les nazis va être mis en valeur à Roubaix ».

L’affaire est désormais bien connue et a fait l’objet de débats et vote au sein du conseil municipal. On peut cependant regretter que c’est bien tardivement que nous avons été mis au courant du passé de cet artiste grâce à l’intervention du conseiller municipal Christian Carlier. Pourquoi lors de la présentation, voire de la visite de cet atelier à Paris par quelques élus, ce point là fut-il occulté ?

Ma position sans ambiguïté est qu’en matière d’art, seule la qualité et l’intérêt de l’œuvre doivent être pris en compte  sans que le parcours personnel de l’artiste soit un obstacle à la diffusion. L’attitude de ces plasticiens n’est pas acceptable.

J’ai voté le transfert des œuvres à Roubaix mais je continue à m’interroger sérieusement sur l’extension du musée pour y accueillir cet atelier. Cela n’est-il pas faire place pour un coût financier non négligeable tant en investissement qu’en fonctionnement à un artiste d’intérêt secondaire !

A cela s’ajoute le projet, non encore financé, d’ateliers de pratiques artistiques pour les jeunes autour de cette œuvre. Est-ce là un choix des plus judicieux ?

Avec l’acquisition récente du musée Jacquart par la majorité municipale qui s’engage à le faire fonctionner, on assiste à une suite d’opérations sans cohérence politique pour les futures dépenses culturelles.

J’invite le maire et son adjoint à la culture à remettre les choses à plat, afin d’examiner les objectifs d’action et de développement culturels non pas à l’aune d’opportunités contestables mais en fonction de projets audacieux et contemporains suscitant l’enthousiasme de tous vers les créateurs de toutes disciplines.

La culture a un coût nécessaire, la clarté des objectifs s’avère d’autant plus obligatoire.

Jean-Pierre Chevènement élu Sénateur….Leçons politiques

Lundi 22 septembre 2008

 

Jean-Pierre Chevènement redevenu, en juin dernier, Président du Mouvement Républicain et Citoyen retrouve, et de quelle manière, un siège de parlementaire.

La voix de ce grand républicain va sonner fort  dans le combat pour le renouveau de la gauche dans la République. Les militants du MRC, et au-delà tous les républicains sincères ne peuvent que se réjouir. Ce succès est le symbole de la vitalité de nos idées et de notre présence en tant que force de propositions et d’actions dans le paysage politique.

 

Le PS a cette fois échoué à faire battre notre candidat comme il était parvenu à le faire en 2002 et en 2007. En effet Chevènement devance largement le candidat socialiste qui avait refusé le désistement républicain après le premier tour.

Le message de refondation de la gauche, pour construire une grande confédération de toute la gauche, permettant la désignation à terme dans des primaires ouvertes du candidat de gauche à la présidentielle a été entendu par les grands électeurs de gauche et au-delà. Ce message d’Union contraste avec les déchirements actuels du Parti Socialiste.

Cette élection remet plus que jamais en mouvement la gauche républicaine et son message porté localement comme nationalement avec ses élus

 

Nous, responsables locaux sommes heureux des meilleures conditions où se trouve à présent, Jean-Pierre Chevènement, porteur de la boussole républicaine.

C’est donc avec une confiance plus solide que jamais que nous abordons les luttes locales à venir.

Le premier des socialistes roubaisiens a tenté de nous faire disparaître. Il a échoué. Toujours présents sur tous les dossiers, nous nous efforcerons d’unir et de rassembler la gauche et les républicains de cette ville. Nous ne confondons pas le peuple socialiste et ses militants avec l’attitude du maire de Roubaix.

Dans ce contexte et dans les semaines qui viennent, nous nous efforcerons de proposer localement la construction d’une convergence de l’ensemble des militants de gauche pour peser tant dans la bataille politique que sur nos directions respectives pour construire cette grande formation de toute la gauche dont la France et notre ville ont besoin. C’est aussi, me semble t-il, la meilleure voie pour redonner confiance à nos concitoyens qui ont délaissé les urnes et de retrouver du sens à l’engagement dans l’action civique.

Nous proposons loyalement aux socialistes, aux communistes, aux verts, aux radicaux, à tous ceux engagés dans le combat progressiste, aux républicains de tourner la page de l’élection municipale et de créer ensemble les conditions de la victoire des candidats de gauche aux prochaines échéances.

Face aux menaces sur la maternelle : défendre la scolarisation dès deux ans

Dimanche 21 septembre 2008

Les paroles malheureuses du ministre Darcos mettant en cause l’utilité de la scolarisation en maternelle dès deux ans ont relancé un débat que nous avons eu à maintes reprises au conseil municipal.

A la lecture attentive des articles consacrés à cette question, on s’aperçoit que la question est posée en termes financiers, le ministre n’hésitant pas à dénoncer le rôle des maires qui pour éviter des fermetures de classes utiliseraient l’hypothétique pression d’une demande de scolarisation dès deux ans. N’est ce pas en fait sous des arguments fallacieux justifier un désengagement de l’Etat vers les communes chargées alors de l’accueil de ces tout-petits ? Pourtant il est prouvé que la scolarisation d’un enfant de deux à trois ans coûte deux fois moins que le placement chez une assistante maternelle et trois fois moins qu’une place en crèche.

Pour important qu’il soit, poser le problème en termes d’accueil des enfants entre deux et trois ans pour permettre notamment le travail des mères ne doit pas faire oublier l’essentiel : l’intérêt pour l’enfant lui-même en terme d’apprentissages et de socialisation, facteurs essentiels de lutte contre les inégalités. Pendant les années 60 et 70 cette politique de scolarisation s’est appuyée sur cette utilité pédagogique et sociale pour augmenter le nombre de places. Aujourd’hui il se trouve que cette remise en cause est un élément d’une politique plus générale d’attaque contre l’Education Nationale.

Supprimer l’école maternelle gratuite à deux ans serait une catastrophe pour de nombreux enfants mais aussi pour celles des femmes qui n’ont pas les moyens de trouver d’autres solutions, ce qui les éloigne encore plus de l’emploi[1]. On voit bien que cela touche du point de vue éducatif, social et économique les milieux les plus défavorisés.

Il est important que nous fassions le point dans notre ville. Quels que soient les bonnes volontés locales et les financements qui en découlent, la réponse n’est pas à la hauteur des besoins. Il est urgent de défendre l’école maternelle avec des enseignants spécialisés, outil essentiel pour une juste réussite des enfants.


[1]Pour les femmes seules 100 places supplémentaires en maternelle à deux ans permet en moyenne le retour à l’emploi de 25 femmes supplémentaires (Eric Maurin, Le Monde du 20 septembre)