Le Conseil National du MRC auquel j’ai participé le 22 mars au Kremlin Bicêtre a pris acte de l’échec de la constitution d’un Front de Gauche et républicain.
Lors de la récente conférence de presse j’avais envisagé en accord avec les militants du MRC de Roubaix-Tourcoing la perspective de participer au Front de Gauche en vue des élections européennes. Ce front aurait pu donner un nouvel espoir aux roubaisiens qui avaient massivement voté « non » au référendum européen. Nous avions, à l’époque, participé pleinement à la campagne du comité local pour le non et on se souvient de l’enthousiasme suscité par le résultat le soir des élections ! Un accord avec les communistes, les membres du Parti de Gauche, avec la participation de syndicalistes, de citoyens républicains membres de diverses associations du mouvement social paraissait possible pour offrir une alternative et un débouché politique aux revendications exprimées face à la crise.
Le MRC a recherché loyalement un accord avec l’ensemble des forces de gauche pour redresser la construction européenne sur une base de projets, répondant aux besoins et aux aspirations des peuples à partir des nations, cadres premiers de la démocratie, d’une puissance publique réhabilitée, adossée à une citoyenneté relevée.
Mais les organisations politiques regroupées au sein du Front de gauche n’ont pas voulu d’un accord acceptable par le MRC car les négociations engagées ont achoppé sur une divergence de fond quant à la manière de redresser la construction européenne.
Leur rejet de la souveraineté nationale et particulièrement d’un amendement MRC indiquant qu’« on ne fera pas l’Europe sans et à plus forte raison contre les nations qui sont le lieu privilégié de l’expression démocratique et de la solidarité » est révélateur. Les organisations du « Front de Gauche » partagent en fait, à travers des expressions comme « souveraineté européenne », « assemblée constituante européenne », les mêmes postulats illusoires que ceux qui ont conduit les sociaux-libéraux du PS à accepter, au nom de la supranationalité, la prise en otage de la construction européenne par le capitalisme financier mondialisé.
Une alliance électorale n’ayant ni principe ni débouché stratégique ne correspondrait pas à notre conception de l’action politique.
Dans ces conditions le MRC développera sa propre ligne nationale et républicaine et comme nous l’avons décidé le comité MRC prendra toute ses responsabilités et ne restera pas inerte dans les semaines qui viennent. Tout en espérant la reconstruction d’un vrai gauche sociale, républicaine si nécessaire dans le contexte local, je prendrai tous les contacts possibles pour soutenir ou participer à toute liste qui portera les espoirs des citoyens et travailleurs pour une Europe fondée sur les nations en réorientant sa construction. Sur ce point je constate notre proximité avec des thèmes et de préoccupations défendus par les citoyens engagés dans le combat de « Débout la République » de Nicolas Dupont Aignan