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Pour la poste, service public. Etes-vous dans une tournée sécable ?

Jeudi 1 octobre 2009

Devant la dégradation du service de la poste et sa transformation en société anonyme, les républicains se mobilisent. Je vous invite à participer à la « votation citoyenne contre la privatisation de la poste pour un débat public et un référendum »,.ce week end. Le gouvernement soumis aux directives européennes va mettre en concurrence un fleuron de notre république, le service postal universel à égalité entre le bourg rural le plus éloigné et les grandes villes.

Mais illustrons notre propos.

Chacun depuis nos humoristes jusqu’au simple citoyen a son anecdote, son histoire qui montre la dégradation du service public.

Exemple : J’habite près du centre de distribution. Depuis plusieurs mois le facteur me livre le courrier vers 15h au plus tôt. Comme je suis abonné à un grand quotidien du soir, je peux le constater quotidiennement. Ainsi, je reçois le journal qui a paru la veille à 14h et après la mise en kiosque de celui du jour. Pourtant il y a un accord très ancien de priorité entre la presse et les « PTT ». Et pourtant la presse écrite a besoin d’être soutenu…

Je prends donc contact avec le service client (non plus l’usager), une plateforme située à Vannes. Mon appel est bien pris en compte puisque quelques heures plus tard j’ai successivement le sous chef et le chef du centre de distribution au téléphone. Ils m’apprennent que je suis depuis peu dans « une tournée sécable », c’est-à-dire que la distribution de mon secteur est répartie entre plusieurs facteurs lorsque ceux-ci ont fini leur tournée ordinaire.

Ainsi le préposé arrive à 8heures au centre de tri, démarre sa tournée vers 10 heures, s’arrête une heure pour déjeuner et enfin prend en charge la tournée sécable attribuée au jour le jour. Résultat, je dois être heureux d’avoir mon courrier largement avant 19h, heure butoir.

Il n’est pas besoin de description supplémentaire pour voir toutes les conséquences de cette volonté de rentabilité et aussi d’exploitation des employés. C’est bien l’intérêt financier, la fin de nos services publics à la française qui prend le pas sur l’intérêt général.

On comprend qu’une certaine gauche qui a soutenu tous les traités européens de libéralisation soit aujourd’hui dans un tel désarroi.