Depuis le temps que je lui. demande quelle est sa politique culturelle, ses objectifs et ses priorités, on devait bien découvrir un jour que sa marge de manœuvre est bien mince et que la confiance ne règne pas.
On apprend au détour d’un propos au conseil municipal que le maire laisse sa place de Président de l’EPCC, la Condition Publique. La logique voudrait que son adjoint à la culture le remplace comme il est courant, normal et utile dans ce genre de circonstance. Eh bien non, ce sera l’élue à la jeunesse. Premier camouflet. Mais peut être que le nouveau projet relève plus du socio culturel à l’intention des centres de loisirs qu’à un projet culturel créatif, initialement projeté ?
Dur également de lui rappeler que le budget primitif de la culture est en diminution de 2 millions d’euros globalement et 175000 € en gestion courante au point qu’il me remercia de ma sollicitude dans le soutien que je lui formulais pour obtenir une « rallonge » au budget « supplémentaire » de mars.
Quant au travaux d’extension du musée annoncés depuis deux ans et à l’atelier Bouchart, nulle trace dans les projets d’investissements en 2010. Il parait que la priorité du Maire serait l’agrandissement de la médiathèque centrale et le conservatoire, mais là non plus pas une ligne ouverte au budget. Quand on sait l’investissement tout à fait louable de l’adjoint vis-à-vis du musée, on peut comprendre son amertume.
Enfin proposer des contractualisations nouvelles avec des structures importantes comme « Danse à Lille », qui semble se substituer de plus en plus aux missions locales qui relèvent du Centre Chorégraphique National, sans présenter le bilan et l’évaluation des précédents conventionnements, relève de l’approximation politique et budgétaire.
Dans ce domaine comme ailleurs l’impression d’une navigation à vue pleine de contradictions se confirme et le Maire en a la pleine responsabilité.
J’appelle à une clarification des objectifs culturels de cette ville dans le cadre budgétaire de plus en plus contraint et à faire que la culture au service de tous les roubaisiens reste la priorité. C’est un facteur essentiel d’émancipation sociale et citoyenne.
Que l’ajoint à la culture hausse le ton, il a mon soutien.