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Archive pour décembre 2009

Dur d’être l’élu à la culture.

Vendredi 18 décembre 2009

Depuis le temps que je lui. demande quelle est sa politique culturelle, ses objectifs et ses priorités, on devait bien découvrir un jour que sa marge de manœuvre est bien mince et que la confiance ne règne pas.

On apprend au détour d’un propos au conseil municipal que le maire laisse sa place de Président de l’EPCC, la Condition Publique. La logique voudrait que son adjoint à la culture le remplace comme il est courant, normal et utile dans ce genre de circonstance. Eh bien non, ce sera l’élue à la jeunesse. Premier camouflet. Mais peut être que le nouveau projet relève plus du socio culturel à l’intention des centres de loisirs qu’à un projet culturel créatif, initialement projeté ?

Dur également de lui rappeler que le budget primitif de la culture est en diminution de 2 millions d’euros globalement et 175000 € en gestion courante au point qu’il me remercia de ma sollicitude dans le soutien que je lui formulais pour obtenir une « rallonge » au budget « supplémentaire » de mars.

Quant au travaux d’extension du musée annoncés depuis deux ans et à l’atelier Bouchart, nulle trace dans les projets d’investissements en 2010. Il parait que la priorité du Maire serait l’agrandissement de la médiathèque centrale et le conservatoire, mais là non plus pas une ligne ouverte au budget. Quand on sait l’investissement tout à fait louable de l’adjoint vis-à-vis du musée, on peut comprendre son amertume.

Enfin proposer des contractualisations nouvelles avec des structures importantes comme « Danse à Lille », qui semble se substituer de plus en plus aux missions locales qui relèvent du Centre Chorégraphique National, sans présenter le bilan et l’évaluation des précédents conventionnements, relève de l’approximation politique et  budgétaire.

Dans ce domaine comme ailleurs l’impression d’une navigation à vue pleine de contradictions se confirme et le Maire en a la pleine responsabilité.

J’appelle à une clarification des objectifs culturels de cette ville dans le cadre budgétaire de plus en plus contraint et à faire que la culture au service de tous les roubaisiens reste la priorité. C’est un facteur essentiel d’émancipation sociale et citoyenne.

Que l’ajoint à la culture hausse le ton, il a mon soutien. 

Ne pas en faire trop !

Mercredi 16 décembre 2009

Que la municipalité vende un petit terrain à la société coopérative « Baraka » en vue de développer la construction d’un bâtiment bio climatique abritant essentiellement une activité de restauration fondée sur les produits biologiques et le développement durable, cela est à priori bien sympathique.

Que l’on retrouve dans les fondateurs nombre de militants et responsables verts, il y a une certaine logique.

Mais que la ville, sur proposition d’un adjoint communiste, veuille entrer dans le capital, même modestement, mérite réflexion.

En effet, voilà un précédent dont on ne peut mesurer toutes les conséquences dans le cadre du marché de l’hôtellerie à Roubaix. Par exemple pourquoi, entre autres sollicitations hypothétiques, ne pas entrer dans le capital d’une société mixte gérant le Grand Hôtel, seul trois étoiles sur Roubaix-Tourcoing, actuellement fermé ?

N’y aura-t-il pas de bonnes âmes pour reprocher une aide indirecte au parti « Verts » ?

Enfin comment ne pas s’interroger quand un des responsables déclare que « les viandes seront hallal… » (1) privilégiant sans doute dans une logique, peut être pas uniquement marchande, certains consommateurs, c’est son droit mais que l’argent public participe à un projet qui sélectionne de fait sa clientèle sur des bases ambiguës n’est pas acceptable.

Il faut donc renoncer à cette participation.

(1) Nord Eclair du 6 décembre, p. 12

« Discobolos » à l’Hommelet, une démarche exemplaire

Jeudi 10 décembre 2009

Comme cela avait été fait dans le cadre de l’opération « Nouveaux commanditaires » avec l’artiste Maurizio Nanucci dont l’œuvre est installé dans le hall de la Maison des Associations, les responsables du comité de quartier de l’Hommelet ont initié un projet remarquable, celui d’installer à un endroit stratégique du quartier (square Saint Antoine) une œuvre du sculpteur contemporain Wim Delvoye.

« Discobolos » œuvre réalisée à partir de la fameuse statue  du discobole de Miron sera une signalétique forte dans un espace convivial du quartier et fortement visible des passants.

« Art Connexion » association qui sert de metteur en œuvre de ce projet est bien connu pour ces réalisations et ses conseils dans les villes de la région qui se sont inscrites dans ce dispositif signalé ci-dessus. C’est un gage de qualité tant dans la démarche que dans la concertation et la pédagogie vis-à-vis des habitants.

L’art dans la ville, l’art dans nos quartiers n’est pas ce supplément coûteux aux dires de certains habitants, c’est l’apaisement et la réflexion commune où chacun doit se retrouver dans une culture commune. L’aménagement de ce square doit être réfléchi en fonction de la démarche culturelle que représente la création de Wim Delvoye avec et pour nos concitoyens de ce quartier et non l’inverse comme je le crains.

Mon soutien est d’autant plus acquis à Sylvie Thilloy,  à Bruno Lestienne et aux habitants qui les entourent que cela reprend et illustre une partie du programme culturel que j’avais rédigé lors de l’élection municipale pour la liste à laquelle j’appartenais.

« Au sein des quartiers, pour et avec les habitants, des lieux de vie et de création seront installés

L’instauration de commandes publique (œuvres d’art dans la ville…), le renforcement des moyens de diffusion de la création contemporaine, le développement des résidences d’artistes au sein des quartiers, la création de programme d’ateliers-logements pour plasticiens favoriseront le développement des liens et des rencontres entre artistes et habitants ».

Quand nos idées sont mises en œuvre, ne boudons pas notre plaisir mais agissons pour en faire, dans toute la ville une démarche cultrurelle exemplaire et prioritaire.