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Archive pour février 2010

Deux ou trois réflexions sur un « dégonflage ».

Samedi 27 février 2010

Le maire se dégonfle, il retire sa plainte pour discrimination. Il était plus constant quand il saisissait la « Halde » contre la Fédération des Associations Laïques (FAL). On ne dirige pas une ville quand on fonctionne « de coup de calcaire » en « pétage de plomb » . Après, il faut se confondre en repentance ou en excuses et rien n’avance.

Les roubaisiens méritent plus de hauteur de vue et surtout une pédagogie fondée sur le débat public argumenté.

Même très critique, je soutenais la démarche. Enfin le maire réagissait et semblait prendre conscience d’une dure réalité, la montée d’un communautarisme de tous les jours et du malaise de nombreux habitants.

Mais sans doute n’a t-il pas supporté certaines remarques : lepénisation des esprits, attitude électoraliste, préoccupation secondaire face aux problèmes…, reproches venus de la gauche et de ses propres amis. Cela en dit long sur l’affection qu’ils se portent mutuellement.

A ce propos, car j’en fus souvent l’objet, il faut que cesse cette pratique qui consiste à faire l’amalgame avec l’extrême droite dès qu’un sujet est abordé par madame Le Pen et que des républicains s’en saisissent. Les verts sont devenus des spécialistes de cette perversité qui au bout du compte conduit les esprits faibles à renoncer à leur conviction et le Front National à occuper seul le terrain.

Quant aux reproches d’électoralisme, cela conduirait paradoxalement à se taire au moment même où il faut s’exprimer avec clarté pour mobiliser les électeurs. Pour les régionales, on en a bien besoin.

Enfin la question du communautarisme et de la laïcité est primordiale car elle détermine les comportements et donc par voie de conséquences, la question de l’intégration économique, sociale et éducative

Ces procès, je ne les fais pas au maire mais je le conjure de clarifier ses positions, d’être ferme sur les principes de laïcité, de renoncer à la confusion des genres, de faire de la politique, la vraie celle qui concerne les idées dans leur applications au quotidien. C’est de cela dont la Gauche a besoin surtout dans cette ville si extraordinaire à bien des égards.

L’affaire du « Quick », une réponse républicaine

Vendredi 26 février 2010

Avec l’affaire du « Quick hallal » en plein centre ville, nous assistons à un nouvel épisode de la montée du communautarisme dans la ville ; ce qui ne sera toléré par personne sauf par ceux qui acceptent par opportunisme politique la lente dérive de notre cité et ceux qui souhaitent un paysage public où une religion imposera sa loi à tous. La surprise aurait pu être que le maire dans ce moment de lucidité qu’il nous a offert s’interroge et prenne nettement position sur le fond. Or nous avons assisté à un pseudo affrontement avec une enseigne qui ne connaît que son profit. Le business ne connaît que la loi de l’argent, refrain bien connu. Malheureusement, sautant d’une proposition à une autre, tout en faisant mine de porter plainte, le maire n’a pas saisi l’opportunité de poser sereinement mais avec fermeté, devant tous nos concitoyens, les questions que soulèvent le ethniquement compatible qui tente de s’imposer à l’espace public, lieu laïc du vivre ensemble. Une suggestion des plus étranges fut de souhaiter un « Quick » non hallal à proximité, dans la même rue pour ceux qui aiment le bacon (voyez la hauteur de vue !). Imaginez le tableau et ses conséquences : une porte pour les musulmans, une porte pour les autres…!

Soyons clair, les revendications particularistes de certains musulmans remettent en cause non seulement le principe de laïcité mais envahissent l’espace public jusque dans les lieux d’enseignement, d’actions sociales et bien sûr dans l’offre commerciale. Et cela pose un sérieux problème non seulement aux « souchars » mais aussi à une majorité de nos concitoyens de culture arabo-musulmane.

La disparition du commerce traditionnel est un exemple que personne ne peut nier. L’exemple de ces bouchers charcutiers de la rue de Lannoy dont la vie devenait intolérable, qui ont été contraints d’abonner leur commerce, et, Roubaix privant ainsi un quartier de la liberté du choix commercial au profit bien sûr des grandes surfaces est très révélateur. Ainsi donc, regardons le quartier de l’Epeule, dont le seul endroit où les habitants peuvent s’approvisionner en viande, charcuterie non hallal ou porcine est, pour combien de temps encore, le supermarché du coin. Quand on sait qu’une importante mosquée est en construction et que les commerçants, c’est leur droit, apportent leurs contributions pécuniaires au projet, la boucle est bouclée. Cela conduit de fait à une homogénéisation culturelle ! Le problème de la politique de peuplement est posée.

En tant que républicain laïque, épris de la liberté de conscience et du libre débat argumenté, je combats cette montée de la ségrégation vis à vis de tous ceux qui veulent vivre naturellement selon nos traditions nationales et roubaisiennes, ville ouvrière et populaire dont les citoyens ont tant donné dans la lutte contre les aliénations économiques, sociales et confessionnelles.

Je veux aussi qu’on entende cette personne qui me dit que l’alimentation hallal suppose un abattage rituel particulièrement cruel et barbare, et qu’elle s’oppose à cette pratique qui pourrait être dans un rite évolué remplacée par une manifestation symbolique comme on trouve dans d’autres confessions.

En l’occurrence, on ne règle pas l’avenir de notre ville par des procédures juridiques, mais par le débat politique et la pédagogie. Faisons attention à ce que notre ville ne devienne invivable pour certains citoyens car nul ne doit être exclu.

L’image de Roubaix en sortira grandie, lorsque les visiteurs et touristes du centre ville sauront que l’on y mène un combat républicain qui fait triompher une  France d’égalité et de liberté, celle que l’on se doit d’aimer.

Soyons intransigeants sur les principes, stoppons cette dérive vers le communautarisme. Il n’est pas trop tard, mais nous sommes dans l’urgence.

J’en appelle à mes concitoyens de toutes origines à entamer ce combat. Les musulmans y ont tout leur place.

A lire, le texte de Jérôme Leroy, écrivain, ancien professeur de collège à Roubaix

« Quick », communiqué du « Rassemblement Citoyen »

Vendredi 19 février 2010

 Notre groupe est très souvent en opposition avec la politique et la gestion du maire de Roubaix, mais, une fois n’est pas coutume, nous ne pouvons qu’approuver sa réaction devant l’affaire du Quick halal de Roubaix.

Quand une chaîne de restaurants estime, pour des raisons commerciales, de spécialiser dans certaines villes ses restaurants répondant ainsi à un principe religieux spécifique, on est clairement dans un processus commercial anticipant la communautarisation effective de la Ville.

Dans ce processus, on présélectionne la clientèle sur des critères attendus de communauté. Que deviennent ces espaces où devraient régner convivialité, diversité et échanges qui construisent le « bien vivre ensemble ».

Nous avons sensibilisé le maire à de nombreuses reprises sur les velléités et la montée du communautarisme dans sa ville dans beaucoup de domaines. Et pour s’y opposer, nous avions notamment demandé que les subventions de la Ville aux associations soient bien réservées aux actions d’intérêt général.

Aujourd’hui, nous en sommes aux conséquences, et on découvre qu’une grande enseigne a choisi Roubaix pour cette expérimentation choquante car elle s’affiche clairement comme une volonté de se conformer totalement à un principe religieux. Et tant qu’à faire de l’intrusion religieuse, à quand l’installation d’un Quick spécial « kacher » et d’un autre où le « bénidicite » serait systématiquement récité avant chaque repas ?

Décidément, Roubaix soigne son image dans les médias nationaux.