Régionales, deuxième tour, que faire citoyens ?
Mercredi 17 mars 2010
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Ainsi la gauche serait unie pour le deuxième tour. L’espoir de voir le Front de Gauche se maintenir sur la base d’une orientation de rupture s’est vite évanoui face à l’attrait de quelques places supplémentaires. Pourtant je pense que de nombreux républicains appréciant notamment la présence du député Marc Dolez, homme de conviction, militant socialiste et républicain, se seraient, certes par défaut, prononcés en leur faveur pour ce deuxième tour face au système Percheron.
Quelle crédibilité peut avoir cet attelage hétéroclite fait de caciques sociaux libéraux, d’écologistes apôtres de la décroissance et de communistes qui d’ailleurs ne veulent pas participer aux affaires. Comment vont-ils se débrouiller face aux contradictions posées quant aux politiques de réindustrialisation ou de défense de l’industrie automobile dans le Nord ? Comment vont-ils s’entendre sur la taxe carbone qui pèsera qu’on le veille ou non sur les plus faibles et sur toutes les couches moyennes ? Que de contradictions également sur le rôle de l’État et sur l’Europe, entre les républicains et les progressistes d’un côté et les adeptes de l’Europe des régions liquidateurs de la nation souveraine !
Non, décidément, nous ne pouvons cautionner ni cet accord de circonstance dont le projet politique commun n’existe pas et qui conduira aux pires désillusions, ni la droite immobile n’osant même plus soutenir les projets de leur Président, ni bien sûr le Front National qui, image populaire en trompe-l’œil, n’apporte qu’une possibilité de défoulement ambigu.
Ils nous désespèrent, mais ne désespérons pas de la République et de l’action citoyenne, des hommes et des femmes ont toujours relevé le défi…
Construisons une offre politique citoyenne et républicaine…
Dimanche, je vote « blanc ».
Mots-clefs : régionales, Roubaix
Je rejoins complètement cette analyse.
Lorsque je vois la composition de certaines listes, je ne peux m’empêcher de penser que les intérêts individuels passent avant les convictions. Et après les politiques joueront les offusqués devant tant d’abstention…
Il est bien loin le temps de l’honnêteté politique représentée autrefois par de vrais hommes d’Etat comme Charles De Gaulle.