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Archive pour la catégorie ‘politique’

Départ du maire : continuité technique ou sursaut pour Roubaix ?

Mardi 24 janvier 2012

Le départ du maire de Roubaix, voilà un feuilleton commencé depuis plus d’un an. De quoi alimenter au moins les réunions de section socialiste ! Vu leur indigence politique depuis le début du mandat municipal, nos camarades ont enfin un sujet d’intérêt : quelle place vais-je occuper dans le prochain exécutif municipal ?

Allons, ne soyons pas discourtois. Lors des vœux du parti socialiste roubaisien, un rabibochage général a permis d’y voir plus clair, si j’ose dire, le successeur sera l’actuel premier adjoint qui déclare illico qu’il sera maire pour gérer les affaires courantes et préparer les municipales (de quoi prévoir quelques belles empoignades entre prétendants). Belle perspective en fait mais que peut-il envisager d’autre, contraint qu’il est de subir la surveillance de René Vandierendonck, vice-président de la communauté urbaine, et de sa suzeraine Martine Aubry ?

Il s’agit donc d’un changement dans la continuité. Cela me fait penser à ce qui s’est passé en Grèce et en Italie où les chefs de gouvernement furent remplacés par des technocrates faussement indépendants.

Nous aurions donc un maire technicien, la politique et les projets seraient affaires lilloises ou communautaires.

Il pourrait exister à cette occasion une autre voie, celle d’un projet politique de transition pour Roubaix.

Cela supposerait comme fondement  de mettre en œuvre : une démocratie communale dans laquelle en premier lieu toutes les compétences et idées des élus municipaux seraient mises à contribution et non pas étouffées comme à l’heure actuelle, un redressement du projet roubaisien au sein d’une métropole réellement tripolaire, un changement de cap en matière de population, de gestion des quartiers, de projet social et culturel privilégiant une approche républicaine anti communautariste.

Trois hypothèses seraient alors possibles pour la direction de cette ville : une approche d’union municipale proposant d’associer toutes les compétences et sensibilités du conseil municipal, ou, un regroupement politique dans la tradition roubaisienne des forces de progrès dans une gauche de conviction élargie et plurielle, ou, la reproduction de la majorité actuelle mais où le Parti socialiste reprendrait la main politique…

Cependant l’exemple des candidatures aux élections législatives où le parti socialiste élimine son candidat légitime sur la 8ème circonscription ou impose une apparatchik lilloise aubryiste montre le peu de cas fait à Roubaix grande ville.

Je crains fort que malheureusement le renouvellement de l’exécutif municipal soit un vain exercice de pure forme.

Pourtant, en raison même des difficultés de notre ville, il convient malgré tout d’examiner toutes les formes de soutien que pourrait apporter une gauche républicaine à un renouvellement politique assumé pour les deux ans qui restent du mandat.

Qui aurait le courage de bousculer la routine complaisante de l’achat de la paix sociale dépolitisée et clientéliste et de rabattre les cartes ?

A défaut, le 22 mars l’opposition républicaine se devra d’offrir devant les roubaisiens un autre chemin.

Photo : salle Pierre de Roubaix, hôtel de ville de Roubaix

Laissons les professeurs instruire

Mercredi 18 janvier 2012

Moins de professeurs, plus d’heures de présence obligatoire, mieux payés ( ?), notation au mérite (quel mérite ?) par le chef d’établissement, voila parmi d’autres des propositions du Président lors de son discours de Poitiers sur la rénovation de l’école, d’aucuns diront, et j’en suis, sur le démantèlement de l’école républicaine.

De mes années passées à la tête d’un établissement secondaire dit sensible, j’ai retenu quelques expériences et leçons bien utiles à mon engagement politique républicain.

Depuis toujours le rôle du professeur, du maître est avant tout la transmission des savoirs dans une ou plusieurs disciplines qu’il possède le plus parfaitement et le plus complètement possible. Vient alors l’acte pédagogique comme art subtil de faire entendre le savoir, de le faire partager en veillant à ce que le plus grand nombre s’en saisisse.

Vouloir contraindre l’enseignant à une obligation de présence supplémentaire est pour l’essentiel lui faire jouer un rôle qui n’est pas le sien. Transformer les professeurs en assistantes sociales, infirmiers, psychologue, guide familial quand ce n’est pas moniteur ou guide touristique c’est affaiblir le sens  même de l’enseignement public. Paradoxalement cela pénalisera une fois de plus ceux qui sont en plus grande difficulté. Le maître n’étant plus reconnu en tant que tel la référence au savoir nécessaire s’estompe.

Revaloriser le professeur c’est de lui permettre de toujours mieux maîtriser ses savoirs car loin de cloisonner cela permet et oblige la connaissance et l’accès plus facile aux autres disciplines, la curiosité raisonnable faisant loi. C’est là que réside la véritable interdisciplinarité et non la confusion qui annihile les points de repères nécessaires aux apprentissages. Ce travail indispensable de recherche et de mise à jour fait partie des missions et prend du temps.

Certes au-delà des 18 heures de cours, il est nécessaire, et c’est déjà le cas, d’organiser des espaces et des temps pour informer des parents soucieux de connaître les progrès disciplinaires en fonction des exigences, d’être à l’écoute, d’échanger, de consulter ou de se documenter ; est-il besoin pour autant de construire force bureaux ou salles de réunion ?

Revaloriser l’Ecole, c’est revaloriser l’enseignant dans la certitude qu’il sert par ses connaissances une morale républicaine fondée sur Raison et Savoir et non sur un utilitarisme social qui conforte par sa duplicité le statut social de chacun.

L’Ecole a besoin d’égalité et d’unité. Autrefois, dans les Ecoles Normales les futurs enseignants recevaient des leçons de morale professionnelle qui fondaient une démarche républicaine commune.

Cette méthode unitaire est à l’opposé de cette école publique libérale sans racines qu’on nous met en place peu à peu ce qui se traduit en termes choisis : autonomie des établissements, école ouverte, adaptation à l’économie, projet d’établissement, rentabilité et classement des performances, éducation des familles, autant de billevesées, autant d’alibis pour cacher ses échecs.

Quant aux chefs d’établissement, plus que de noter les professeurs, ce qu’ils font déjà d’ailleurs, c’est leur rôle de médiateur, de recours, de contrôle et d’aide à la progression des enseignements (progression inscrite dans le cahier journal de chaque classe et consultable par tous) qui est important bien plus qu’une simple influence sur une carrière au mérite fondée sur quels critères d’ailleurs. Ils doivent être les éléments de stabilité, être maître des maîtres.

C’est à ce prix que le maître revalorisé en son enseignement savant et culturel donnera le désir d’embrasser la carrière de professeur.

2012 : la bonne année pour un bloc-notes utile

Dimanche 15 janvier 2012

Un célèbre chroniqueur littéraire nous interpelle au sujet de l’encombrement événementiel de cette année quant à la place des écrivains et d’une certaine façon de la littérature et de la culture en général : «En vertu du principe selon lequel les campagnes électorales pour les présidentielles et les législatives devraient vitrifier la saison littéraire, on n’en appréciera que davantage les romanciers qui auront pris de risque de lancer leur cri entre le tournoi de Roland-Garros, le Tour de France, l’Euro de football, la commémoration de la fin de la guerre d’Algérie et celle des 50 ans de l’indépendance. Au fond, cette période sera idéale pour (re)lire Saint-Simon, Flaubert, Proust en toute quiétude en leur consacrant le temps nécessaire. Ce sera si bon qu’on en viendra à espérer un troisième tour de scrutin. » Il aurait pu ajouter les jeux olympiques.

Pour moi ce sera Proust. Après tout en ces temps de désastre dans l’expression de notre langue, il n’est pas inutile de retrouver la musique de judicieux imparfaits du subjonctif.

Pour moi, ce sera aussi la politique à laquelle ce bloc-notes est le plus souvent consacré. S’appuyer sur l’expérience sociale quotidienne pour poser les grandes questions, c’est non seulement tenter d’élever le débat mais aussi de faire partager ou retrouver le sens de celui-ci et de l’action politique, en fait de retrouver du sens à l’engagement ; la France n’est-elle pas depuis toujours une grande nation politique.

A force de tripatouillages, de confusion entre gestion technique des dossiers et courage politique, de discours univoque et uniforme, la pauvreté de la vie politique locale a contribué à endormir le débat, la lutte et la compréhension des vrais enjeux sans compter  la disparition du militantisme désintéressé.

Je formule l’espoir qu’avec la reprise de ce bloc-notes républicain et citoyen contribuer à forger des convictions, à soulever controverses et même polémiques.

Roubaix, en particulier est un creuset où l’on retrouve tous les problèmes et débats que traverse notre république aujourd’hui. En y puisant nos sujets, j’espère contribuer modestement à forger les consciences pour un engagement citoyen.

C’est le vœu que je formule. A vos claviers…

 

« Tripatouillages ! »

Vendredi 25 novembre 2011

L’accord politique et électoral entre les verts et le Parti socialiste m’a à la fois consterné et amusé tant il relevait d’un peu exemplaire « tripatouillage » pour reprendre l’expression de Bertrand Delanoë, maire de Paris.

De même les retombées locales relèvent de la même inconséquence des socialistes, confirmée par un article très pertinent de Dominique Baert : « un vert, bonjour les dégâts ! » où il est question de « tripatouillage pour des intérêts (socialistes) particuliers lillois et roubaisiens ». Propos confirmé, si je puis dire, par une récente déclaration de René Vandierendonck demandant au maire de Wattrelos de respecter les décisions du parti et de ne pas se présenter aux législatives, il faut bien remercier Mme Aubry ! De quoi alimenter le rejet du politique déjà bien présent à Roubaix.

De quoi s’agit-il ? Alors que le redécoupage des circonscriptions législatives modifie la 8ème circonscription en intégrant la totalité de la ville de Wattrelos et au moins les trois quarts de la ville de Roubaix, un secteur à priori taillé sur mesure pour la gauche, les socialistes « sacrifient » leur député sortant à une candidature verte ! Combine, règlement de compte, mépris des militants et des électeurs, c’est ce qui ressort en premier lieu auprès des citoyens quelles que soient leurs convictions.

L’appareil socialiste sacrifie un député-maire du roubaisis  pour écarter une candidature législative verte à Lille sur une circonscription convoitée par Alain Cacheux et une candidature verte tête de liste aux prochaines municipales de Roubaix au moment même où le maire de Roubaix, recasé sénateur, va abandonner son poste. Car comment comprendre un pareil cadeau à M. Slimane Tir opposant roubaisien  qui porte un autre projet politique que bon nombre de socialistes et d’élus municipaux !

Certes je ne partage pas toutes les positions sociales libérales de Dominique Baert, mais l’ayant soutenu avec le MRC aux dernières législatives force est de reconnaitre ses convictions républicaines et laïques, son souci de rassembler la gauche. Il a d’ailleurs proposé des sièges aux chevènementistes lors des municipales alors que le maire de Roubaix rompant tous les accords, éliminait les élus du MRC à Roubaix, les rejetant dans l’opposition. J’approuve donc totalement l’adjoint MRC de Wattrelos dans le soutien à son maire.

Mais d’une façon plus générale, où sont les militants socialistes de tradition populaire ? Existent-ils encore dans nos villes ces défenseurs de la laïcité, ces militants fers de lance du mouvement ouvrier ? Incapables de peser au conseil municipal de Roubaix sur le fond comme sur la forme en proposant, par exemple un successeur politique crédible et rassembleur à René Vandierendonck , les socialistes sont en crise parce que leur projet, leurs décisions sont en décalage avec la réalité populaire. Il n’est donc pas étonnant que nos concitoyens trouvent à tort ou à raison dans le Front National le discours répondant à leurs préoccupations. Camarades socialistes, réveillez-vous !

Quoi qu’il en soit, nos concitoyens ont le droit de choisir le projet politique qui leur convient. Toutes les sensibilités doivent pouvoir s’affronter dans le libre débat. Ce n’est pas aux appareils de décider.

A défaut d’une réaction politique, ouverte et rassembleuse des socialistes, la présence d’une candidature indépendante républicaine, laïque, patriote sera indispensable à l’offre politique. Il en va de l’avenir de nos villes du versant Nord Est.

Chevènement candidat… jusqu’au bout ?

Mardi 8 novembre 2011

Il aura fallu un passage au journal télévisé pour que la candidature de Jean-Pierre Chevènement suscite enfin quelques réactions et sans doute sa présence dans les prochains sondages.

Pour les républicains ce serait une bonne nouvelle si cette candidature n’appelait pas tout de suite quelques questions d’opportunité.

En effet, même si le contenu du discours dit de Vincennes le 8 septembre 2001 ouvrant la campagne pleine d’espoir de 2002 a toujours une grande pertinence, il y eut en 2006, le 10 décembre lors d’un vote mémorable du conseil national du MRC le ralliement à Ségolène Royal (les deux délégués de Roubaix ont voté contre) sur la base d’un accord politique arraché la veille. Ce qui a changé fondamentalement la donne ultérieurement

Aujourd’hui la situation est semblable quant à l’analyse des effets néfastes de la construction européenne contre les nations, sur le nécessaire abandon de la monnaie unique , sur le retour aux principes fondamentaux de la république : instruction publique, souveraineté populaire, réindustrialisation nationale, lutte pour la sûreté publique, rénovation des services publics, rôle de la France et de sa langue dans le monde. Mais la situation est différente dans la mesure où cette candidature apparaît chez les analystes plus comme une volonté de rapport de force idéologique et tactique avec le PS et son candidat qu’à une candidature au dessus de la gauche et de la droite, seule capable de renouveler l’espoir de 2002.

Cependant ne boudons pas notre plaisir car quelle qu’en soit l’issue, une campagne présidentielle est un point d’accroche et de mobilisation pour de nombreux citoyens qui attendent de notre pays une tout autre politique que celle mené par l’UMP et son président ou par celle du pareil au même du candidat socialiste.

Si discussion il doit y avoir c’est avec Dupont Aignan, avec Mélanchon pour qu’émerge enfin une réelle force populaire et souverainiste capable de faire éclater le système car celui-ci va mettre tout en œuvre pour faire barrage : pressions sur les maires susceptibles de parrainer et sur la mobilisation militante et médiatique.

Les français patriotes et républicains  ne doivent pas être déçus. En attendant la mobilisation commence.

Hausse de la taxe d’habitation : de Tourcoing à Roubaix

Samedi 5 novembre 2011

Que plusieurs centaines de tourquennois manifestent dans la rue contre la hausse des impôts locaux, notamment la taxe d’habitation, voilà qui n’est pas courant et traduit l’exaspération et l’incompréhension de nos concitoyens.

La hausse très sensible et variable selon les situations de la taxe d’habitation (+11% par exemple pour un couple de retraités dans un appartement ancien) a pour origine, au-delà de la hausse habituelle des bases (2,1%) décidée par l’état, la suppression par le conseil municipal de l’abattement général à la base (part de la hausse la plus importante) et le passage de la fiscalité départementale à celle de la communauté urbaine, nouveauté qui se traduit par une hausse de 22%.

Sur ces deux derniers points la responsabilité des élus locaux est entière.

Dans cette période difficile, alors que presque la moitié des tourquennois n’est pas imposable, la suppression de l’abattement général touche un large éventail social de contribuables et en fait peser sur les couches moyennes tout le poids. Si c’était pour « faire payer les riches » cela est raté !

On se demande aussi quelle justification conjoncturelle motive cette décision ! Les explications entendues ne sont guère convaincantes. Est-ce que le service public rendu à l’intérêt général nécessitait une telle hausse ? C’est une question de choix politique contestable.

Quand on promet de ne pas augmenter les impôts, cela engage pour tout le mandat sauf situation très spéciale à démontrer. Comment en outre se fait-il que les élus n’aient pas anticipé l’importance de la fiscalité communautaire (qu’ils ont votée) et en n’aient alors tiré des conclusions sur leur orientation budgétaire et donc sur la feuille d’impôts des tourquennois ?

Ne faut-il pas encore s’interroger que, compte tenu du transfert de compétence à Lille Métropole, par un effet logique cela devrait correspondre à de moindres dépenses dans les communes ?

Enfin cette politique qui conduit à faire peser lourdement sur une partie de la population des hausses difficilement compréhensibles conduit à une interrogation majeure, celle de la politique de peuplement et de mixité sociale et culturelle. La ville a la chance de bénéficier encore de catégories sociales diverses ; va-t-elle par une politique fiscale partisane, même si cela partait d’un bon sentiment de justice sociale, éloigner les couches moyennes contributives de la cité et créer un déséquilibre néfaste à tous et à la prospérité urbaine. Des exemples voisins devraient faire réfléchir.

Le calendrier fait qu’au moment où les citoyens reçoivent leur feuille d’impôts 2011, la préparation des budgets 2012 est en cours. On est en droit d’espérer une rectification fiscale qui conduirait à aucune augmentation d’impôts, donc à une baisse des taux correspondants, cela serait un signe important pour l’attractivité, la confiance et le développement de l’initiative à Tourcoing.

 

Quant à Roubaix, l’analyse politique est à peu près la même. Si la hausse est moins importante, elle est néanmoins sensible et touche tous les contributeurs qui, on le sait représente 30% des foyers. En effet la majorité municipale avait augmenté le taux de 1% conduisant à une hausse de la part communale de 3 à 4%.et comme là aussi elle n’avait pas anticipé la nouvelle fiscalité communautaire nettement plus lourde que celle du département à laquelle elle se substitue, l’addition est lourde.

Il est bon de rappeler que j’avais proposé, par un amendement, au nom du groupe d’opposition une réduction des taux de la part communale de l’ordre de 3% qui aurait en partie réduit « la facture » ceci sans toucher à l’essentiel, en remettant en cause cette année certains investissements non urgents comme entre autres le ravalement de la façade de la mairie. Ce signe aurait été important pour les mêmes raisons sociales que j’évoquais pour Tourcoing.

Le débat budgétaire approche, chacun, de nouveau prendra ses responsabilités tant dans sa commune qu’à Lille Métropole..

Le choix d’Ivan Renar pour une gauche républicaine : appel

Mardi 13 septembre 2011

Elu municipal depuis 1977, à Tourcoing puis à Roubaix, c’est avec expérience et conviction que je me permets de m’adresser à vous en tant que candidat aux élections sénatoriales sur la liste « Alliance de gauche indépendante et citoyenne » conduite par le sénateur Ivan Renar.

Ce choix se fonde sur ma position politique de républicain de gauche proche de Jean-Pierre Chevènement.

Ivan Renar, homme de progrès, de culture, d’ouverture et de dialogue a beaucoup travaillé à l’essor de nos villes. Beaucoup le connaissent aussi pour son bilan comme vice-président à la culture au conseil régional. Il a participé et usé de son influence et de ses compétences au développement culturel et social de la métropole, de Tourcoing et de Roubaix (ancien adjoint à la culture de Tourcoing, je puis en témoigner).

Homme de combat et d’indépendance, il a durant son mandat toujours fait passer l’intérêt général avant les combinaisons tactiques partisanes.

Pour l’avenir de nos communes et de nos concitoyens, il nous faut au sénat un interlocuteur honnête et de qualité. Il faut réélire Ivan Renar.

La liste qu’il conduit est une alliance de convictions, de femmes et d’hommes militants engagés qui œuvrent comme élus ou responsables associatifs dans leur commune ou leur territoire. Aussi je me reconnais pleinement dans cette liste d’ouverture qui met en avant les principes républicains : le rôle irremplaçable de la démocratie communale, creuset de la citoyenneté, de la souveraineté populaire qui prime sur le technique et la technocratie, de la laïcité comme combat pour l’égalité et l’émancipation sociale.

Notre liste vous offre la possibilité politique de voir vos intérêts, vos convictions relayés par un parlementaire disponible et à l’écoute avec des colistiers qui seront comme moi-même des intermédiaires engagés, indépendants des appareils qui ont trop souvent déçu. Pour autant, nous ne sommes pas neutres ou « non inscrits » comme vous pouvez en prendre connaissance dans les documents concernant nos orientations et nos propositions.

Je me permets donc d’attirer votre attention de responsable municipal sur le choix républicain que nous vous offrons. Le travail que j’ai accompli dans nos communes pendant tant d’années, beaucoup le connaissent. Il a toujours fait passer le politique, d’autres diraient le bien public, avant tout, au service du progrès social et culturel.

La culture, l’éducation, la création sont des priorités pour l’émancipation citoyenne car elles donnent des armes à ceux qui en ont le plus besoin pour que l’égalité républicaine soit une réalité.

Ma patrie, c’est la langue française

Lundi 20 juin 2011
Manifestation du 18 juin 2011

Manifestation du 18 juin 2011

Le 18 juin est-il entrain de devenir non seulement le jour de l’Appel avec toutes les commémorations habituelles mais celui où l’on manifeste son attachement à la patrie et à sa langue ?

Les républicains de Riposte laïque ont, à l’Etoile, manifesté sur le thème « Tous en bleu, blanc rouge pour chanter l’amour de la France » et le même jour la présence de Nicolas Dupont-Aignan, Jean-Pierre Chevènement à la tête de 1200 manifestants francophones pour la défense de la langue française, traversant le quartier latin ont porté une lettre ouverte à la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche qui favorise l’usage de l’anglais dans l’enseignement et la recherche.

La mise à mal de notre langue dans le monde et dans la république avec la complicité d’élites mondialisés est un des aspects les plus odieux de mépris de la nation. C’est au peuple qui revient au quotidien dans nos écoles, dans nos quartiers de promouvoir le bel usage de notre patrimoine commun, la langue française qui est le principal moyen de lutter contre tous les particularismes, pour une véritable intégration sociale et une large promotion culturelle.

De la Belgique à l’Afrique centrale, du Québec au Liban, la francophonie c’est le lien des peuples.

On se prend à espérer un candidat à la présidence porteur de ce message.