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Archive pour la catégorie ‘société’

Laissons les professeurs instruire

Mercredi 18 janvier 2012

Moins de professeurs, plus d’heures de présence obligatoire, mieux payés ( ?), notation au mérite (quel mérite ?) par le chef d’établissement, voila parmi d’autres des propositions du Président lors de son discours de Poitiers sur la rénovation de l’école, d’aucuns diront, et j’en suis, sur le démantèlement de l’école républicaine.

De mes années passées à la tête d’un établissement secondaire dit sensible, j’ai retenu quelques expériences et leçons bien utiles à mon engagement politique républicain.

Depuis toujours le rôle du professeur, du maître est avant tout la transmission des savoirs dans une ou plusieurs disciplines qu’il possède le plus parfaitement et le plus complètement possible. Vient alors l’acte pédagogique comme art subtil de faire entendre le savoir, de le faire partager en veillant à ce que le plus grand nombre s’en saisisse.

Vouloir contraindre l’enseignant à une obligation de présence supplémentaire est pour l’essentiel lui faire jouer un rôle qui n’est pas le sien. Transformer les professeurs en assistantes sociales, infirmiers, psychologue, guide familial quand ce n’est pas moniteur ou guide touristique c’est affaiblir le sens  même de l’enseignement public. Paradoxalement cela pénalisera une fois de plus ceux qui sont en plus grande difficulté. Le maître n’étant plus reconnu en tant que tel la référence au savoir nécessaire s’estompe.

Revaloriser le professeur c’est de lui permettre de toujours mieux maîtriser ses savoirs car loin de cloisonner cela permet et oblige la connaissance et l’accès plus facile aux autres disciplines, la curiosité raisonnable faisant loi. C’est là que réside la véritable interdisciplinarité et non la confusion qui annihile les points de repères nécessaires aux apprentissages. Ce travail indispensable de recherche et de mise à jour fait partie des missions et prend du temps.

Certes au-delà des 18 heures de cours, il est nécessaire, et c’est déjà le cas, d’organiser des espaces et des temps pour informer des parents soucieux de connaître les progrès disciplinaires en fonction des exigences, d’être à l’écoute, d’échanger, de consulter ou de se documenter ; est-il besoin pour autant de construire force bureaux ou salles de réunion ?

Revaloriser l’Ecole, c’est revaloriser l’enseignant dans la certitude qu’il sert par ses connaissances une morale républicaine fondée sur Raison et Savoir et non sur un utilitarisme social qui conforte par sa duplicité le statut social de chacun.

L’Ecole a besoin d’égalité et d’unité. Autrefois, dans les Ecoles Normales les futurs enseignants recevaient des leçons de morale professionnelle qui fondaient une démarche républicaine commune.

Cette méthode unitaire est à l’opposé de cette école publique libérale sans racines qu’on nous met en place peu à peu ce qui se traduit en termes choisis : autonomie des établissements, école ouverte, adaptation à l’économie, projet d’établissement, rentabilité et classement des performances, éducation des familles, autant de billevesées, autant d’alibis pour cacher ses échecs.

Quant aux chefs d’établissement, plus que de noter les professeurs, ce qu’ils font déjà d’ailleurs, c’est leur rôle de médiateur, de recours, de contrôle et d’aide à la progression des enseignements (progression inscrite dans le cahier journal de chaque classe et consultable par tous) qui est important bien plus qu’une simple influence sur une carrière au mérite fondée sur quels critères d’ailleurs. Ils doivent être les éléments de stabilité, être maître des maîtres.

C’est à ce prix que le maître revalorisé en son enseignement savant et culturel donnera le désir d’embrasser la carrière de professeur.

Problèmes de laïcité…

Mardi 12 avril 2011

Faudrait-il ne plus rien dire sur la laïcité et l’Islam en ce moment comme me  le suggèrent avec insistance certains de mes amis ou collègues ? Syndrome Marine Le Pen, honte sarkoziste, crainte de déplaire à de possibles électeurs musulmans ou de ne pas être dans le politiquement correct du microcosme politique roubaisien ? Un peu de tout cela sans doute ! Lire le reste de cet article »

Assez de ces incivilités devenues insupportables !

Jeudi 31 mars 2011

«  Mardi soir, dix sept heures, comme d’habitude, je suis sollicitée par un mendiant, ma voiture stoppée au feu de la fin de la voie rapide, boulevard de la République. Malgré mon discret refus, celui-ci insiste, persiste à attire mon attention en frappant  la vitre latérale. Agacée je me manifeste plus fermement. Stupéfaction, il s’installe devant le véhicule, fixe la plaque d’immatriculation et porte à l’oreille un téléphone portable (on a les moyens) simulant ou non je ne sais quel appel. Comme je ne semble pas intimidée, il prend alors une photo en montrant ostensiblement que je suis, moi et ma petite voiture, repérée ! Je repars et je m’en veux d’être angoissée.

Pour compléter le tableau de cet accueil si sympathique à l’entrée de Roubaix-Tourcoing, quelques mètres plus loin, une de ses coreligionnaires s’avance serrant une superbe brassée de jonquilles venant du parterre public central si agréablement fleuri …Pourquoi se gêner.  »

Voilà ce que me rapporte une amie roubaisienne : un exemple de la mendicité agressive et organisée qui comme toutes ces constantes incivilités créent ce sentiment insupportable d’insécurité. Tout cela n’a rien à voir avec la misère et la pauvreté qui mérite toute notre sollicitude car il s’agit bien là comme ailleurs, de « mafias » organisés et d’exploitation humaine, n’hésitant pas à utiliser des enfants non scolarisés se mettant donc ostensiblement hors la loi !

Qu’on ne me dise pas que nous ne pouvons rien faire alors que déjà, il y a cinq ans au Bureau Municipal, je proposais au maire de prendre un arrêté anti mendicité, l’invitant à faire opérer des contrôles par la police municipale sur ces enfants des rues et mettre bon ordre à tout cela… Hier comme aujourd’hui malgré quelques rodomontades et effet de manche dont le premier magistrat est coutumier, on préfère déplacer et cacher le camp de roms et de nomades des quais du canal, de continuer à accueillir la misère. Bref, rien n’est mis en œuvre…

C’est un petit fait, me direz vous, mais il est, s’ajoutant à d’autres, multiples et souvent plus graves incivilités que chacun connaît, insupportable à nos concitoyens.

L’impuissance n’est pas une fatalité, le laxisme de certains élus non plus.

Dans le fond, j’aurai pu ranger ce récit dans une rubrique, qui serait très fournie, « pourquoi j’ai voté Front National dimanche dernier ! »