Hausse de la taxe d’habitation : de Tourcoing à Roubaix

Samedi 5 novembre 2011

Que plusieurs centaines de tourquennois manifestent dans la rue contre la hausse des impôts locaux, notamment la taxe d’habitation, voilà qui n’est pas courant et traduit l’exaspération et l’incompréhension de nos concitoyens.

La hausse très sensible et variable selon les situations de la taxe d’habitation (+11% par exemple pour un couple de retraités dans un appartement ancien) a pour origine, au-delà de la hausse habituelle des bases (2,1%) décidée par l’état, la suppression par le conseil municipal de l’abattement général à la base (part de la hausse la plus importante) et le passage de la fiscalité départementale à celle de la communauté urbaine, nouveauté qui se traduit par une hausse de 22%.

Sur ces deux derniers points la responsabilité des élus locaux est entière.

Dans cette période difficile, alors que presque la moitié des tourquennois n’est pas imposable, la suppression de l’abattement général touche un large éventail social de contribuables et en fait peser sur les couches moyennes tout le poids. Si c’était pour « faire payer les riches » cela est raté !

On se demande aussi quelle justification conjoncturelle motive cette décision ! Les explications entendues ne sont guère convaincantes. Est-ce que le service public rendu à l’intérêt général nécessitait une telle hausse ? C’est une question de choix politique contestable.

Quand on promet de ne pas augmenter les impôts, cela engage pour tout le mandat sauf situation très spéciale à démontrer. Comment en outre se fait-il que les élus n’aient pas anticipé l’importance de la fiscalité communautaire (qu’ils ont votée) et en n’aient alors tiré des conclusions sur leur orientation budgétaire et donc sur la feuille d’impôts des tourquennois ?

Ne faut-il pas encore s’interroger que, compte tenu du transfert de compétence à Lille Métropole, par un effet logique cela devrait correspondre à de moindres dépenses dans les communes ?

Enfin cette politique qui conduit à faire peser lourdement sur une partie de la population des hausses difficilement compréhensibles conduit à une interrogation majeure, celle de la politique de peuplement et de mixité sociale et culturelle. La ville a la chance de bénéficier encore de catégories sociales diverses ; va-t-elle par une politique fiscale partisane, même si cela partait d’un bon sentiment de justice sociale, éloigner les couches moyennes contributives de la cité et créer un déséquilibre néfaste à tous et à la prospérité urbaine. Des exemples voisins devraient faire réfléchir.

Le calendrier fait qu’au moment où les citoyens reçoivent leur feuille d’impôts 2011, la préparation des budgets 2012 est en cours. On est en droit d’espérer une rectification fiscale qui conduirait à aucune augmentation d’impôts, donc à une baisse des taux correspondants, cela serait un signe important pour l’attractivité, la confiance et le développement de l’initiative à Tourcoing.

 

Quant à Roubaix, l’analyse politique est à peu près la même. Si la hausse est moins importante, elle est néanmoins sensible et touche tous les contributeurs qui, on le sait représente 30% des foyers. En effet la majorité municipale avait augmenté le taux de 1% conduisant à une hausse de la part communale de 3 à 4%.et comme là aussi elle n’avait pas anticipé la nouvelle fiscalité communautaire nettement plus lourde que celle du département à laquelle elle se substitue, l’addition est lourde.

Il est bon de rappeler que j’avais proposé, par un amendement, au nom du groupe d’opposition une réduction des taux de la part communale de l’ordre de 3% qui aurait en partie réduit « la facture » ceci sans toucher à l’essentiel, en remettant en cause cette année certains investissements non urgents comme entre autres le ravalement de la façade de la mairie. Ce signe aurait été important pour les mêmes raisons sociales que j’évoquais pour Tourcoing.

Le débat budgétaire approche, chacun, de nouveau prendra ses responsabilités tant dans sa commune qu’à Lille Métropole..

Un sénateur pour Roubaix ?

Mardi 27 septembre 2011

Paradoxalement l’élection (à la plus forte moyenne) du maire de Roubaix au sénat ne fera pas l’évènement pour les roubaisiens. Totalement en dehors des préoccupations de nos concitoyens, cette élection ne peut apparaître comme une quelconque approbation de la politique municipale du maire.

Si succès personnel, il y a, c’est au premier chef celui d’un compromis politicien au sein du parti socialiste par l’allégeance à la présidente de la communauté urbaine.

Toute l’ambigüité réside dans le fait que le maire de Roubaix dans toutes ses déclarations et positions a dévalorisé Roubaix, le rôle de ses élus, et la place politique et démocratique dans le débat citoyen. On ne peut pas d’un côté se faire élire sur un programme de défense du rôle des collectivités locales premier espace politique et d’un autre côté déclarer que « l’on sera le dernier maire de Roubaix» ou que c’est à un autre niveau que sont les enjeux. C’est pour cette raison qu’il va quitter son poste.

Un journaliste local écrivait, à tort, me semble-t-il, sur « une trajectoire à la Diligent » à la différence essentielle que Diligent avait une véritable dimension politique et qu’il défendait Roubaix. C’est toute la différence avec la ligne brisée d’un parcours technico-politicien. Mais tel est aujourd’hui le Parti socialiste à Roubaix…

Son départ vers des lieux plus feutrés, lui évitera-t-il d’assumer un bilan politique social, urbain, laïque globalement négatif ?

Les grandes manœuvres vont commencer. Aux républicains militants d’ouvrir d’ores et déjà une nouvelle perspective pour vivre mieux à Roubaix.

Après les sénatoriales : une présence utile…

Lundi 26 septembre 2011
Les élus et responsables locaux de l’alliance indépendante de gauche et citoyenne

Cent soixante deux voix courageuses, désintéressées et militantes se sont portées sur la liste de l’Alliance indépendante de gauche et citoyenne conduite par Ivan Renar. A y regarder de près, c’est plus un encouragement qu’une déception. Mon soutien et ma participation active, avec mes amis chevènementistes, avaient au-delà de l’estime personnelle de longue date pour le sénateur sortant, un sens politique profond conforme à mon positionnement républicain, celui de l’indépendance citoyenne. Nous avons donc pesé dans le programme proposé. Le contexte de la préparation de cette élection si particulière fait que nous avons eu, avec des moyens réduits, peu de temps pour expliquer davantage le sens de notre démarche et de notre engagement.

Ainsi, il est intéressant de constater que le score obtenu est à peu de choses près, celui du MDC au précédent scrutin et que, malgré certaines affirmations, la liste n’était pas une dissidence communiste visant à affaiblir mais une offre politique originale hors des appareils ; le score supérieur aux résultats de 2001 des communistes alors qu’ils ont moins d’élus locaux montre que nos suffrages sont venus d’horizons divers, gauche républicaine, citoyens indépendants, de la diaspora chevènementiste et peut-être même de gaullistes sociaux, comme le montre l’appui de grands électeurs venus de Villeneuve d’Ascq et d’ailleurs. La présence à ce scrutin si difficile était nécessaire et porteuse d’avenir. D’ores et déjà nous y travaillons.

Pour le reste nous avons assisté à un vote conformiste et dans la tradition du clientélisme qui conduit trop souvent au vote utile, voire utilitaire. C’est donc un pâle reflet des préoccupations et des demandes sociales des citoyens de nos villes et villages. Même si il a gagné un siège (à la plus forte moyenne) le Parti socialiste a tort de pavoiser alors qu’il fait la même politique libérale que la droite. Quant à la droite, divisée, les  gaullistes sociaux auront eu du mal à se retrouver. Enfin le Front National, malgré leur peu d’élus locaux, dans un contexte peu favorable, double ses voix. Un signal ?

Quand on connait les pressions diverses sur les élus locaux quant à leur place future dans les appareils, on ne peut que féliciter ceux qui ont choisi une ligne d’engagement, droite, claire, exempte de complaisance.

Comme le disait avec humour Ivan Renar dimanche soir détournant le vieux slogan de nos manifestations militantes : « ce n’est qu’un combat, continuons le début!»

Le choix d’Ivan Renar pour une gauche républicaine : appel

Mardi 13 septembre 2011

Elu municipal depuis 1977, à Tourcoing puis à Roubaix, c’est avec expérience et conviction que je me permets de m’adresser à vous en tant que candidat aux élections sénatoriales sur la liste « Alliance de gauche indépendante et citoyenne » conduite par le sénateur Ivan Renar.

Ce choix se fonde sur ma position politique de républicain de gauche proche de Jean-Pierre Chevènement.

Ivan Renar, homme de progrès, de culture, d’ouverture et de dialogue a beaucoup travaillé à l’essor de nos villes. Beaucoup le connaissent aussi pour son bilan comme vice-président à la culture au conseil régional. Il a participé et usé de son influence et de ses compétences au développement culturel et social de la métropole, de Tourcoing et de Roubaix (ancien adjoint à la culture de Tourcoing, je puis en témoigner).

Homme de combat et d’indépendance, il a durant son mandat toujours fait passer l’intérêt général avant les combinaisons tactiques partisanes.

Pour l’avenir de nos communes et de nos concitoyens, il nous faut au sénat un interlocuteur honnête et de qualité. Il faut réélire Ivan Renar.

La liste qu’il conduit est une alliance de convictions, de femmes et d’hommes militants engagés qui œuvrent comme élus ou responsables associatifs dans leur commune ou leur territoire. Aussi je me reconnais pleinement dans cette liste d’ouverture qui met en avant les principes républicains : le rôle irremplaçable de la démocratie communale, creuset de la citoyenneté, de la souveraineté populaire qui prime sur le technique et la technocratie, de la laïcité comme combat pour l’égalité et l’émancipation sociale.

Notre liste vous offre la possibilité politique de voir vos intérêts, vos convictions relayés par un parlementaire disponible et à l’écoute avec des colistiers qui seront comme moi-même des intermédiaires engagés, indépendants des appareils qui ont trop souvent déçu. Pour autant, nous ne sommes pas neutres ou « non inscrits » comme vous pouvez en prendre connaissance dans les documents concernant nos orientations et nos propositions.

Je me permets donc d’attirer votre attention de responsable municipal sur le choix républicain que nous vous offrons. Le travail que j’ai accompli dans nos communes pendant tant d’années, beaucoup le connaissent. Il a toujours fait passer le politique, d’autres diraient le bien public, avant tout, au service du progrès social et culturel.

La culture, l’éducation, la création sont des priorités pour l’émancipation citoyenne car elles donnent des armes à ceux qui en ont le plus besoin pour que l’égalité républicaine soit une réalité.

Ma position pour les élections sénatoriales

Vendredi 9 septembre 2011

Elles auront lieu le 25 septembre et mes amis et moi même avions décidé de prendre position comme nous l’avions déjà fait lors des européennes .

Les contacts pris avec Debout la République n’ont pas abouti. En effet la liste soutenue par certains responsables du Nord (Union des Non-inscrits conduite par Didier Legrand) apparait comme une liste concurrente des autres listes de droite et ne reflète en rien nos valeurs républicaines de rassemblement.

J’ai pris contact dès la fin juin avec le sénateur Ivan Renar, ami de longue date qui conduira une liste indépendante : Alliance indépendante de gauche et citoyenne avec les maires de Fourmies, de Marpant, de Bachant, des élus de Dunkerque, Cappelle la Grande, Haveluy

Après plusieurs rencontres et réunions de travail, j’ai décidé de soutenir et de participer à cette liste. Lors d’une conférence de presse le 27 juillet j’ai pu donner ma position républicaine en tant que chevènementiste.

Le contenu des propositions a fait l’objet d’un travail commun. Le but est que Ivan Renar soit réélu sénateur tant pour sa position de défenseur de la diversité politique que pour l’espoir qu’il fait naitre chez les républicains de gauche et au delà.

Ce sera d’ailleurs la seule liste réellement indépendante, engagée, libre et qui est une offre politique citoyenne à côté des listes de gauche PS et PCF. Ma présence permet également de nous positionner à Roubaix et plus généralement sur le versant Nord Est de la métropole, pour l’avenir d’un gauche républicaine alternative laïque et progressiste au social-libéralisme du PS.

J’appelle à soutenir cette démarche qui est pleinement en accord avec les positions républicaines et citoyenne

Ma patrie, c’est la langue française

Lundi 20 juin 2011
Manifestation du 18 juin 2011

Manifestation du 18 juin 2011

Le 18 juin est-il entrain de devenir non seulement le jour de l’Appel avec toutes les commémorations habituelles mais celui où l’on manifeste son attachement à la patrie et à sa langue ?

Les républicains de Riposte laïque ont, à l’Etoile, manifesté sur le thème « Tous en bleu, blanc rouge pour chanter l’amour de la France » et le même jour la présence de Nicolas Dupont-Aignan, Jean-Pierre Chevènement à la tête de 1200 manifestants francophones pour la défense de la langue française, traversant le quartier latin ont porté une lettre ouverte à la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche qui favorise l’usage de l’anglais dans l’enseignement et la recherche.

La mise à mal de notre langue dans le monde et dans la république avec la complicité d’élites mondialisés est un des aspects les plus odieux de mépris de la nation. C’est au peuple qui revient au quotidien dans nos écoles, dans nos quartiers de promouvoir le bel usage de notre patrimoine commun, la langue française qui est le principal moyen de lutter contre tous les particularismes, pour une véritable intégration sociale et une large promotion culturelle.

De la Belgique à l’Afrique centrale, du Québec au Liban, la francophonie c’est le lien des peuples.

On se prend à espérer un candidat à la présidence porteur de ce message.

Pathétique conseil municipal.

Vendredi 15 avril 2011

hotel-de-ville-roubaixIls étaient prêts à en découdre, ils en furent pour leur frais !

Du nouveau conseiller général social libéral, fort d’avoir pu rivaliser avec le FN avec 10% des inscrits, reconverti dans le multiculturalisme qu’il « voit sans comprendre » au transfuge de l’UMP au centrisme alimentaire, jusqu’à l’égérie boboiste des « djeuns » dégoulinante de multiculturalisme et de « citoyenneté de résidence » (sic) jusqu’au 1er adjoint au discours et au vocabulaire adaptés, lecture de mon blog sans doute, à une neutralité laïque sur les « carrés musulmans » pour mieux faire passer son discours de complaisance, avec enfin un maire qui brade Roubaix par fatigue et espoir de repos pour atteindre le zénith de sa gloire : le sénat et ses confortables fauteuils, ils m’invectivèrent plus ou moins certes mais sur mes mots qui leur sont insupportables : héritage culturel et culture nationale, assimilation, nation républicaine, diversité, laïcité, respect de la loi républicaine que j’avais eu l’audace de prononcer en commission. Leurs provocations ont fait long feu…

N’ont-ils donc rien appris depuis les cantonales de cette immense rejet par la population du discours de la complaisance déconnecté de la réalité quotidienne ?

Reste que ce conseil municipal a triste allure en étant plus le lieu du débat argumenté, de la décision collective longuement murie…

Patrimoine à la modernité créatrice, symbole de la convergence culturelle possible, le musée d’art et d’industrie, par son transfert à la communauté urbaine, témoigne de l’abandon d’une action citoyenne de proximité locale seul espace de démocratie.

« Je suis un métropolitain » déclare le « dernier maire de Roubaix » !

Pourtant être roubaisien, dans sa relation à l’histoire, à l’altérité quotidienne des joies et des souffrances sociales, être citoyen français et aimant sa patrie de naissance ou d’adoption, être républicain porteur d’universel est-ce aujourd’hui un « péché mortel » dans notre ville ?

Qu’ils ne comptent pas sur moi pour baisser les bras…

Non au transfert du musée à Lille Métropole.

Mercredi 13 avril 2011

musee-la-piscineLa question est à l’ordre du jour. Longtemps j’ai pensé que dans le cadre d’une politique culturelle de haut niveau en développement, le transfert de charges aidant, cette idée permettrait à la ville d’autres investissements.

Aujourd’hui au regard de l’histoire, du patrimoine roubaisien, de la vie culturelle locale, j’estime que la pertinence de ce transfert ne s’impose plus. Le musée d’art et d’industrie est intimement lié à l’histoire de cette ville : industrie textile, musée industriel au XIXème siècle, Ecole des Beaux Arts d’avant guerre, groupe de Roubaix, ENSAIT et lycée textile pour ne citer que ces points de repère.

Il se trouve qu’aujourd’hui de par son rayonnement il est porteur du nom de notre commune à l’image de ce Roubaix connu dans le monde entier, de Melbourne au Cap en passant par Buenos-Aires, ville textile « mondialisée » pour son savoir faire. La condition publique en témoigne encore aujourd’hui.

Le succès national et international du musée, son patrimoine unique de collections textiles si utile aux chercheurs, aux plasticiens et autres designers, son action locale de démocratisation de l’accès à la création artistique en font un outil qui me semble devoir rester aux roubaisiens et à leur élus ainsi qu’aux professionnels qu’ils ont choisis.

En l’occurrence, ni patriotisme local, ni étroitesse d’esprit mais un souci de conserver cette image rénovée et audacieuse fondée sur notre l’histoire industrielle et ouvrière, source d’accès à la culture dans ce qu’appelait Antoine Vitez «l’élitisme pour tous ».

En ce sens la diversité de notre population, l’impérieuse nécessité d’une politique de proximité tournée vers le plus grand nombre, le rassemblement des sensibilités nous imposent le choix de conserver notre compétence.

Quant à l’argument du financement, compte tenu des règles de transfert, les conséquences positives n’apparaîtront que dans de nombreuses années dans l’hypothèse d’un nouveau développement de l’institution. Les coûts de fonctionnement sont une préoccupation bien légitime et rien n’empêche aujourd’hui comme dans l’avenir, compte tenu des compétences de la communauté que celle-ci intervienne en soutien. Le bilan artistique et scientifique actuel en témoigne.