Jean-Pierre Chevènement, à titre personnel d’abord, puis au nom du MRC ensuite, a déclaré notamment au sujet de l’élection européenne :
« Cette élection à un Parlement-fantôme est un trompe l’œil. Dans cette enceinte où 770 soi-disant députés inconnus de leurs électeurs peuvent s’exprimer trois minutes chacun, en usant de l’une des vingt-deux langues officielles reconnues, aucune volonté générale ne peut bien évidemment s’exprimer.
M. Sarkozy, à Nîmes, a parlé de politique de change volontariste, de protection communautaire et de politique industrielle commune, mais il sait très bien que le texte du traité de Lisbonne qu’il a fait adopter, l’en empêchera. La même schizophrénie – pour ne pas dire hypocrisie – frappe le Parti socialiste qui a approuvé lui aussi le traité de Lisbonne. D’ores et déjà MM. Brown et Zapatero ont fait savoir que les députés travaillistes anglais et ceux du PSOE espagnol soutiendraient le candidat libéral à la présidence de la Commission européenne, M. José Manuel Barroso. Cette élection est vide de contenu.
Ni le NPA de M. Besancenot ni le « Front de gauche » ne proposent de stratégie de redressement crédible. L’un ne veut pas venir au pouvoir. L’autre méconnaît le ressort que peut constituer l’exercice de la souveraineté nationale, c’est-à-dire de la démocratie, dans une Europe qui est faite d’une trentaine de nations.
C’est sur celles-ci qu’il faudra s’appuyer pour redresser une construction européenne que le dogme libéral et le mythe d’un peuple européen inexistant vouent à l’impuissance. »
Je partage cette analyse mais n’en ai pas tiré les mêmes conclusions, Chevènement appelant au vote blanc ou nul.
Nicolas Dupont Aignan et « Debout la République » ont engagé courageusement une campagne républicaine sur les thèmes que nous partageons. C’est pour cette raison que, comme soutien et à titre personnel, je suis présent sur la liste gaulliste et républicaine de la grande région Nord Ouest. Je suis heureux que de nombreux républicains me soutiennent dans cette démarche.
A tous ceux qui ont voté « non » au référendum constitutionnel, et ils furent nombreux (60% à Roubaix, 56% à Tourcoing), ils ont l’occasion d’émettre un vote positif et citoyen, porteur d’avenir.