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Archive pour le mot-clef ‘Dupont-Aignan’

Voter Debout la République , c’est voter républicain et citoyen.

Mardi 19 mai 2009

Jean-Pierre Chevènement, à titre personnel d’abord, puis au nom du MRC ensuite, a déclaré notamment au sujet de l’élection européenne :

« Cette élection à un Parlement-fantôme est un trompe l’œil. Dans cette enceinte où 770 soi-disant députés inconnus de leurs électeurs peuvent s’exprimer trois minutes chacun, en usant de l’une des vingt-deux langues officielles reconnues, aucune volonté générale ne peut bien évidemment s’exprimer.

M. Sarkozy, à Nîmes, a parlé de politique de change volontariste, de protection communautaire et de politique industrielle commune, mais il sait très bien que le texte du traité de Lisbonne qu’il a fait adopter, l’en empêchera. La même schizophrénie – pour ne pas dire hypocrisie – frappe le Parti socialiste qui a approuvé lui aussi le traité de Lisbonne. D’ores et déjà MM. Brown et Zapatero ont fait savoir que les députés travaillistes anglais et ceux du PSOE espagnol soutiendraient le candidat libéral à la présidence de la Commission européenne, M. José Manuel Barroso. Cette élection est vide de contenu.

Ni le NPA de M. Besancenot ni le « Front de gauche » ne proposent de stratégie de redressement crédible. L’un ne veut pas venir au pouvoir. L’autre méconnaît le ressort que peut constituer l’exercice de la souveraineté nationale, c’est-à-dire de la démocratie, dans une Europe qui est faite d’une trentaine de nations.

C’est sur celles-ci qu’il faudra s’appuyer pour redresser une construction européenne que le dogme libéral et le mythe d’un peuple européen inexistant vouent à l’impuissance. »

Je partage cette analyse mais n’en ai pas tiré les mêmes conclusions, Chevènement appelant au vote blanc ou nul.

Nicolas Dupont Aignan et « Debout la République » ont engagé courageusement une campagne républicaine sur les thèmes que nous partageons. C’est pour cette raison que, comme soutien et à titre personnel, je suis présent sur la liste gaulliste et républicaine de la grande région Nord Ouest. Je suis heureux que de nombreux républicains me soutiennent dans cette démarche.

A tous ceux qui ont voté « non » au référendum constitutionnel, et ils furent nombreux (60% à Roubaix, 56% à Tourcoing), ils ont l’occasion d’émettre un vote positif et citoyen, porteur d’avenir.

Lettre à Nicolas Dupont-Aignan

Dimanche 19 avril 2009

Monsieur le Président,

     J’ai décidé de vous apporter, en toute indépendance,  mon soutien actif lors des élections européennes et donc j’appellerai à voter pour la liste de « Debout la République  » dans la grande région Nord Ouest. Vous êtes aujourd’hui le seul à porter l’espoir des républicains qui ont voté NON au référendum constitutionnel.

    Conseiller Municipal de Roubaix et Président du comité de Roubaix-Tourcoing du MRC, j’ai été membre du conseil d’administration de VLR présidé par François Morvan actuel membre de votre conseil national.

   Très attentif depuis longtemps à vos prises de positions, je partage l’essentiel d’entre elles. Le rapprochement « des républicains des deux rives » reste plus que jamais à l’ordre du jour pour que notre nation soit à la fois fidèle à son histoire et porte le  discours universel des valeurs républicaines, de laïcité et de progrès notamment au travers d’une nouvelle construction européenne fondée sur les nations et leur souveraineté.

    C’est une majorité des élus, des adhérents et des sympathisants du MRC Rx-Tg et au delà, qui me rejoint dans cette démarche au moment où Jean-Pierre Chevènement, dont je continue à partager les convictions, a décidé de ne pas être présent à ces élections. Ils ont pris la décision de se retrouver dans une association républicaine pour porter le message.

    Avec mes amis nous sommes prêts à prendre contact avec vos responsables régionaux et locaux pour examiner les conditions politiques de notre participation.

 Veuillez agréer, Monsieur le  Président, l’expression de mes sentiments républicains et dévoués.

Européennes : échec d’un front de gauche et républicain !

Mardi 24 mars 2009

Le Conseil National du MRC auquel j’ai participé le 22 mars au Kremlin Bicêtre a pris acte de l’échec de la constitution d’un Front de Gauche et républicain.

Lors de la récente conférence de presse j’avais envisagé en accord avec les militants du MRC de Roubaix-Tourcoing la perspective de participer au Front de Gauche en vue des élections européennes. Ce front aurait pu donner un nouvel espoir aux roubaisiens qui avaient massivement voté « non » au référendum européen. Nous avions, à l’époque, participé pleinement à la campagne du comité local pour le non et on se souvient de l’enthousiasme suscité par le résultat le soir des élections ! Un accord avec les communistes, les membres du Parti de Gauche, avec la participation de syndicalistes, de citoyens républicains membres de diverses associations du mouvement social paraissait possible pour offrir une alternative et un débouché politique aux revendications exprimées face à la crise.

Le MRC a recherché loyalement un accord avec l’ensemble des forces de gauche pour redresser la construction européenne sur une base de projets, répondant aux besoins et aux aspirations des peuples à partir des nations, cadres premiers de la démocratie, d’une puissance publique réhabilitée, adossée à une citoyenneté relevée.

Mais les organisations politiques regroupées au sein du Front de gauche  n’ont pas voulu d’un accord acceptable par le MRC car les négociations engagées ont achoppé sur une divergence de fond quant à la manière de redresser la construction européenne.

Leur rejet de la souveraineté nationale et particulièrement d’un amendement MRC indiquant qu’« on ne fera pas l’Europe sans et à plus forte raison contre les nations qui sont le lieu privilégié de l’expression démocratique et de la solidarité » est révélateur. Les organisations du « Front de Gauche » partagent en fait, à travers des expressions comme « souveraineté européenne », « assemblée constituante européenne », les mêmes postulats illusoires que ceux qui ont conduit les sociaux-libéraux du PS à accepter, au nom de la supranationalité, la prise en otage de la construction européenne par le capitalisme financier mondialisé. 

Une alliance électorale n’ayant ni principe ni débouché stratégique ne correspondrait pas à notre conception de l’action politique.

Dans ces conditions le MRC développera sa propre ligne nationale et républicaine et comme nous l’avons décidé le comité MRC prendra toute ses responsabilités et ne restera pas inerte dans les semaines qui viennent. Tout en espérant la reconstruction d’un vrai gauche sociale, républicaine si nécessaire dans le contexte local, je prendrai tous les contacts possibles pour soutenir ou participer à toute liste qui portera les espoirs des citoyens et travailleurs pour une Europe fondée sur les nations en  réorientant sa construction. Sur ce point je constate notre proximité avec des thèmes et de préoccupations défendus par les citoyens engagés dans le combat de « Débout la République » de Nicolas Dupont Aignan