Paradoxalement la bonne nouvelle de ces élections cantonales est que le système « UMP-PS », dénoncé déjà en 2002 par Jean-Pierre Chevènement, a été mis à mal. Le deuxième tour conforte et amplifie le premier : abstention politique massive, vote nul et progression sans précédent du Front National.
Les soirs d’élection sont révélateurs. L’incompréhension de la situation par les socialistes était flagrante au point même que le maire de Roubaix semblait désigner le vainqueur socialiste de Roubaix Est - qui a mis le FN à 45% – comme son futur successeur ! On croit rêver. Il ne leur viendrait pas à l’idée que la politique municipale a été condamné par la même occasion !
Quant aux élus UMP, leur survie dépendra de leur engagement personnel à mener un combat républicain sans concession sur le fond. Sur Roubaix Centre, il est utile de noter que les bureaux majoritairement UMP ont reporté leurs voix sur le FN le portant à plus de 40%, ou en votant blanc.
La mauvaise nouvelle, toute relative d’ailleurs, est que le score du Front National s’est amplifié. Ce serait oublier que le discours républicain de Marine Le Pen, correspond à l’attente d’une large partie de la population car il aborde les problèmes de front et offre ainsi une voix à ceux qui souffrent.
Aujourd’hui 53% des français considère que le FN est un parti comme les autres.
A nous, gauche républicaine de prendre le flambeau, de nous organiser, de parler sans tabou de tout ce qui préoccupe nos concitoyens : misère sociale et culturelle, Sécurité, Islam, laïcité, avenir de notre patrie et de notre identité face à la mondialisation, souveraineté du peuple face aux trahisons des élites, renouveau d’un enseignement républicain, et de créer ainsi les conditions d’une adhésion utile à un projet de changement profond.
Avec l’Alliance des Républicains, de DLR, du MRC, des militants laïques, nous pouvons dans cette ville comme ailleurs, créer les conditions d’une vraie réponse pour une refondation républicaine s’adressant notamment à tous ceux qui ont, à l’occasion de ces élections, manifesté leur attachement à la France, à la République, au progrès social en rejetant le système.
La fixation de cet électorat populaire sur le FN ou dans le vote nul n’est pas une fatalité car il peut aujourd’hui, si nous nous en donnons les moyens se porter sur l’émergence et le succès d’un nouveau Pôle Républicain majoritaire pour les présidentielles et se transformer en vote d’adhésion durable.