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Archive pour le mot-clef ‘laïcité’

Ce que cache la vente d’un terrain à une mosquée.

Vendredi 7 mai 2010

La mosquée « Arrhama » et sa filiale l’association dite culturelle « Mawazine » ont le projet d’étendre et de rénover leurs locaux et par la même leur action. Toutes affaires cessantes le Maire leur vend un terrain à proximité dont le but est d’en faire un parking privé. C’est une première.

Bon me direz vous la belle affaire ! Eh oui la belle affaire en effet…

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Et en plus il s’excuse…

Dimanche 7 mars 2010

Je vous l’avais bien dit. Le maire non seulement recule, mais en plus il s’excuse d’avoir mis en cause le « Quick hallal ». Il a réussi, alors qu’il avait de nombreux soutiens, ce tour de force de se mettre tout le monde à dos.

C’est devant des représentants des mosquées de Roubaix qu’il avait d’ailleurs raison de recevoir que cette phase supplémentaire de sa contrition s’est opérée.

Le fait que les musulmans pratiquants souhaitent, surmontant leur division, s’organiser dans un collectif, mérite d’autant plus notre attention que j’avais proposé, il y a quelques années lors du débat sur la délibération cadre sur les cultes,  la création d’un « conseil consultatif local du culte musulman », un peu à l’image de ce qui s’est fait au niveau national.

Encore faut-il être clair, simple et pratique. Il est en effet insupportable que tout propos concernant les musulmans ait pour réponse pratiquement toujours « une fois de plus, nous sommes stigmatisés » comme si chaque fois que les élus soulèvent un problème réel sur la laïcité de l’espace public, certains musulmans avaient mauvaise conscience et s’en sortaient en faisant le plus souvent un procès d’intention.

Ensuite cela permet dans la foulée de revendiquer toujours plus de droits sans se frotter au débat légitime sur les devoirs républicains qu’impose la vie en France.

Intéressant à plus d’un titre le propos de ce collectif des mosquées qui affirme par exemple que les musulmans représente 55%de la populations roubaisienne; chiffre sans fondement qui n’a pour but que d’exercer une subtile pression intellectuelle pour revendiquer des droits nouveaux au nom de la majorité qu’ils seraient devenus, se situant plus ou moins consciemment en position désormais hégémonique. Un tel procédé clôt de fait tout dialogue.

Or il faut dialoguer mais aussi expliquer les décisions des élus qui s’appuient sur les valeurs républicaines de liberté et de laïcité. Cela suppose un rappel constant aux devoirs du citoyen. Ces valeurs transcendent les particularismes religieux qui sont pour autant à respecter tant qu’ils demeurent dans leur sphère privée et spirituelle. Cela étant aucun sujet n’est à proscrire.

Pour un conseil local représentatif du culte musulman.

Ayant toujours demandé que les musulmans laïques et républicains s’expriment, je souhaite aujourd’hui une instance représentative élue de concertation où ceux-ci pourraient entendre toutes les questions des élus de différents courants politiques afin qu’ils puissent prendre les justes décisions publiques à leur égard mais avant tout dans l’intérêt général.

Je ne me satisfais pas au nom de mes principes républicains de liberté, de citoyenneté républicaine que nos quartiers se communautarisent, que tel ou tel apparaisse discriminé, or aujourd’hui par cette affaire, nous nous trouvons à un tournant avec une question de fond, peut-on vivre ensemble à Roubaix ?

Peut-on aujourd’hui interpeller, critiquer, polémiquer, défendre nos traditions nationales, commerciales et culturelles, sans se faire traiter de raciste ou d’extrémiste xénophobe ?

La liberté et l’émancipation, la laïcité se sont conquises par des luttes ouvrières, sociales et politiques contre toutes les aliénations. Pas de compromis honteux, pas de complaisance, mais une volonté politique fondée sur notre bien commun, la nation républicaine. C’est cette voie-là qui fit triompher la loi de 1905.

Deux ou trois réflexions sur un « dégonflage ».

Samedi 27 février 2010

Le maire se dégonfle, il retire sa plainte pour discrimination. Il était plus constant quand il saisissait la « Halde » contre la Fédération des Associations Laïques (FAL). On ne dirige pas une ville quand on fonctionne « de coup de calcaire » en « pétage de plomb » . Après, il faut se confondre en repentance ou en excuses et rien n’avance.

Les roubaisiens méritent plus de hauteur de vue et surtout une pédagogie fondée sur le débat public argumenté.

Même très critique, je soutenais la démarche. Enfin le maire réagissait et semblait prendre conscience d’une dure réalité, la montée d’un communautarisme de tous les jours et du malaise de nombreux habitants.

Mais sans doute n’a t-il pas supporté certaines remarques : lepénisation des esprits, attitude électoraliste, préoccupation secondaire face aux problèmes…, reproches venus de la gauche et de ses propres amis. Cela en dit long sur l’affection qu’ils se portent mutuellement.

A ce propos, car j’en fus souvent l’objet, il faut que cesse cette pratique qui consiste à faire l’amalgame avec l’extrême droite dès qu’un sujet est abordé par madame Le Pen et que des républicains s’en saisissent. Les verts sont devenus des spécialistes de cette perversité qui au bout du compte conduit les esprits faibles à renoncer à leur conviction et le Front National à occuper seul le terrain.

Quant aux reproches d’électoralisme, cela conduirait paradoxalement à se taire au moment même où il faut s’exprimer avec clarté pour mobiliser les électeurs. Pour les régionales, on en a bien besoin.

Enfin la question du communautarisme et de la laïcité est primordiale car elle détermine les comportements et donc par voie de conséquences, la question de l’intégration économique, sociale et éducative

Ces procès, je ne les fais pas au maire mais je le conjure de clarifier ses positions, d’être ferme sur les principes de laïcité, de renoncer à la confusion des genres, de faire de la politique, la vraie celle qui concerne les idées dans leur applications au quotidien. C’est de cela dont la Gauche a besoin surtout dans cette ville si extraordinaire à bien des égards.

L’affaire du « Quick », une réponse républicaine

Vendredi 26 février 2010

Avec l’affaire du « Quick hallal » en plein centre ville, nous assistons à un nouvel épisode de la montée du communautarisme dans la ville ; ce qui ne sera toléré par personne sauf par ceux qui acceptent par opportunisme politique la lente dérive de notre cité et ceux qui souhaitent un paysage public où une religion imposera sa loi à tous. La surprise aurait pu être que le maire dans ce moment de lucidité qu’il nous a offert s’interroge et prenne nettement position sur le fond. Or nous avons assisté à un pseudo affrontement avec une enseigne qui ne connaît que son profit. Le business ne connaît que la loi de l’argent, refrain bien connu. Malheureusement, sautant d’une proposition à une autre, tout en faisant mine de porter plainte, le maire n’a pas saisi l’opportunité de poser sereinement mais avec fermeté, devant tous nos concitoyens, les questions que soulèvent le ethniquement compatible qui tente de s’imposer à l’espace public, lieu laïc du vivre ensemble. Une suggestion des plus étranges fut de souhaiter un « Quick » non hallal à proximité, dans la même rue pour ceux qui aiment le bacon (voyez la hauteur de vue !). Imaginez le tableau et ses conséquences : une porte pour les musulmans, une porte pour les autres…!

Soyons clair, les revendications particularistes de certains musulmans remettent en cause non seulement le principe de laïcité mais envahissent l’espace public jusque dans les lieux d’enseignement, d’actions sociales et bien sûr dans l’offre commerciale. Et cela pose un sérieux problème non seulement aux « souchars » mais aussi à une majorité de nos concitoyens de culture arabo-musulmane.

La disparition du commerce traditionnel est un exemple que personne ne peut nier. L’exemple de ces bouchers charcutiers de la rue de Lannoy dont la vie devenait intolérable, qui ont été contraints d’abonner leur commerce, et, Roubaix privant ainsi un quartier de la liberté du choix commercial au profit bien sûr des grandes surfaces est très révélateur. Ainsi donc, regardons le quartier de l’Epeule, dont le seul endroit où les habitants peuvent s’approvisionner en viande, charcuterie non hallal ou porcine est, pour combien de temps encore, le supermarché du coin. Quand on sait qu’une importante mosquée est en construction et que les commerçants, c’est leur droit, apportent leurs contributions pécuniaires au projet, la boucle est bouclée. Cela conduit de fait à une homogénéisation culturelle ! Le problème de la politique de peuplement est posée.

En tant que républicain laïque, épris de la liberté de conscience et du libre débat argumenté, je combats cette montée de la ségrégation vis à vis de tous ceux qui veulent vivre naturellement selon nos traditions nationales et roubaisiennes, ville ouvrière et populaire dont les citoyens ont tant donné dans la lutte contre les aliénations économiques, sociales et confessionnelles.

Je veux aussi qu’on entende cette personne qui me dit que l’alimentation hallal suppose un abattage rituel particulièrement cruel et barbare, et qu’elle s’oppose à cette pratique qui pourrait être dans un rite évolué remplacée par une manifestation symbolique comme on trouve dans d’autres confessions.

En l’occurrence, on ne règle pas l’avenir de notre ville par des procédures juridiques, mais par le débat politique et la pédagogie. Faisons attention à ce que notre ville ne devienne invivable pour certains citoyens car nul ne doit être exclu.

L’image de Roubaix en sortira grandie, lorsque les visiteurs et touristes du centre ville sauront que l’on y mène un combat républicain qui fait triompher une  France d’égalité et de liberté, celle que l’on se doit d’aimer.

Soyons intransigeants sur les principes, stoppons cette dérive vers le communautarisme. Il n’est pas trop tard, mais nous sommes dans l’urgence.

J’en appelle à mes concitoyens de toutes origines à entamer ce combat. Les musulmans y ont tout leur place.

A lire, le texte de Jérôme Leroy, écrivain, ancien professeur de collège à Roubaix

« Quick », communiqué du « Rassemblement Citoyen »

Vendredi 19 février 2010

 Notre groupe est très souvent en opposition avec la politique et la gestion du maire de Roubaix, mais, une fois n’est pas coutume, nous ne pouvons qu’approuver sa réaction devant l’affaire du Quick halal de Roubaix.

Quand une chaîne de restaurants estime, pour des raisons commerciales, de spécialiser dans certaines villes ses restaurants répondant ainsi à un principe religieux spécifique, on est clairement dans un processus commercial anticipant la communautarisation effective de la Ville.

Dans ce processus, on présélectionne la clientèle sur des critères attendus de communauté. Que deviennent ces espaces où devraient régner convivialité, diversité et échanges qui construisent le « bien vivre ensemble ».

Nous avons sensibilisé le maire à de nombreuses reprises sur les velléités et la montée du communautarisme dans sa ville dans beaucoup de domaines. Et pour s’y opposer, nous avions notamment demandé que les subventions de la Ville aux associations soient bien réservées aux actions d’intérêt général.

Aujourd’hui, nous en sommes aux conséquences, et on découvre qu’une grande enseigne a choisi Roubaix pour cette expérimentation choquante car elle s’affiche clairement comme une volonté de se conformer totalement à un principe religieux. Et tant qu’à faire de l’intrusion religieuse, à quand l’installation d’un Quick spécial « kacher » et d’un autre où le « bénidicite » serait systématiquement récité avant chaque repas ?

Décidément, Roubaix soigne son image dans les médias nationaux.

 

 

 

Ne pas en faire trop !

Mercredi 16 décembre 2009

Que la municipalité vende un petit terrain à la société coopérative « Baraka » en vue de développer la construction d’un bâtiment bio climatique abritant essentiellement une activité de restauration fondée sur les produits biologiques et le développement durable, cela est à priori bien sympathique.

Que l’on retrouve dans les fondateurs nombre de militants et responsables verts, il y a une certaine logique.

Mais que la ville, sur proposition d’un adjoint communiste, veuille entrer dans le capital, même modestement, mérite réflexion.

En effet, voilà un précédent dont on ne peut mesurer toutes les conséquences dans le cadre du marché de l’hôtellerie à Roubaix. Par exemple pourquoi, entre autres sollicitations hypothétiques, ne pas entrer dans le capital d’une société mixte gérant le Grand Hôtel, seul trois étoiles sur Roubaix-Tourcoing, actuellement fermé ?

N’y aura-t-il pas de bonnes âmes pour reprocher une aide indirecte au parti « Verts » ?

Enfin comment ne pas s’interroger quand un des responsables déclare que « les viandes seront hallal… » (1) privilégiant sans doute dans une logique, peut être pas uniquement marchande, certains consommateurs, c’est son droit mais que l’argent public participe à un projet qui sélectionne de fait sa clientèle sur des bases ambiguës n’est pas acceptable.

Il faut donc renoncer à cette participation.

(1) Nord Eclair du 6 décembre, p. 12

La République, la LDH et le voile.

Jeudi 24 septembre 2009

Voilà belle lurette que je ne partage plus les prises de position de la Ligue des Droits de l’Homme. Son président a profité hier de la présentation en avant première par le CRAV du documentaire » Voile sur la République » pour faire la promotion sa réunion ayant pour thème « les filles voilées parlent » à la Maison des Associations. Cela tombe bien, ils seront accueillis par un agent d’accueil voilé et qui le revendique dans le film ci-dessus nommé.

Je n’irai pas à cette réunion pour plusieurs raisons. La première est que je ne suis pas invité comme intervenant, la deuxième est que je ne souhaite pas cautionner une réunion opportunément prévue pour répondre au documentaire. Nous avons eu droit d’ailleurs à une première approche à l’issue de la projection lorsqu’une des personnes apparemment membre de l’association pour la reconnaissance de la femme musulmane a jugé avec une acrimonie non voilée le vide (sic) de ce documentaire.

Ma présence serait sans aucun doute prise pour une provocation bien utile aux organisateurs d’une réunion qui relève plus du prosélytisme que du débat.

Il parait que la ligue défend « le droit de porter ou de ne pas porter le voile » position qu’elle avait défendu lors de la loi du voile à l’école. Au nom de la tolérance et de la liberté, on met sur le même pied deux attitudes qui, en poussant le raisonnement conduirait à dire « nous sommes pour le droit de porter ou non la burqa » ! On voit là la limite des positions humanistes de la Ligue. Porter un signe ostentatoire peut relever soit d’un choix vestimentaire de mode, soit d’une volonté identitaire et prosélytique, soit d’une aliénation sociale ou religieuse. Ne pas le porter ne gêne personne.

Je le dis avec cordialité, je crains que la Ligue des Droits de l’Homme, notamment celle de Roubaix, ait depuis longtemps abandonné de bonne foi toutes références républicaines au profit du soutien à tous les individualismes et communautarismes divers, du soutien aux illégaux jusqu’au voile à l’école. C’est l’homme avant le citoyen, toute la contradiction est là.

Pour ma part, je ne me vois pas cautionner par ma présence une entreprise de légitimation de ce que nous combattons. Je le dis franchement, à mes camarades de la LDH, c’est de pédagogie républicaine dont nous avons besoin.

Dupont-Aignan à Roubaix avec la Gauche Républicaine

Mardi 26 mai 2009

Journée importante pour la Gauche Républicaine puisque Nicolas Dupont-Aignan est venu saluer à Roubaix l’alliance des Républicains des deux rives, tout simplement parce que pour nous au dessus des intérêts et des tactiques électoraux, de la course aux places, il y a la République.

Nicolas Dupont-Aignan, Thierry Grégoire, Christian Maes sur lae marché de la rue Rubens à Roubaix avec RTL et Europe1

Nicolas Dupont-Aignan, Thierry Grégoire, Christian Maes sur lae marché de la rue Rubens à Roubaix avec RTL et Europe1

J’ai rappelé trois points essentiels de ce combat électoral et de mon engagement sur la liste de Debout la République : défense et promotion de la laïcité valeur fondamentale de notre République et de notre nation qui de fait est abandonné par l’UMP-PS-Modem-Verts entérinant de fait au travers du traité de Lisbonne une conception anglo-saxonne contraire à nos principes d’égalité, opposition résolu et totale au démantèlement des services publics, primauté et respect des états-nations  et des peuples qui doivent coopérer sur des projets concrets et précis.

La Gauche républicaine ne pouvait être absente de cette bataille. Nos concitoyens ont donc l’occasion d’émettre un vote qui vise à donner une marge de manœuvre de manœuvre à notre nation, seule espace de démocratie et de volonté populaire.