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Pathétique conseil municipal.

Vendredi 15 avril 2011

hotel-de-ville-roubaixIls étaient prêts à en découdre, ils en furent pour leur frais !

Du nouveau conseiller général social libéral, fort d’avoir pu rivaliser avec le FN avec 10% des inscrits, reconverti dans le multiculturalisme qu’il « voit sans comprendre » au transfuge de l’UMP au centrisme alimentaire, jusqu’à l’égérie boboiste des « djeuns » dégoulinante de multiculturalisme et de « citoyenneté de résidence » (sic) jusqu’au 1er adjoint au discours et au vocabulaire adaptés, lecture de mon blog sans doute, à une neutralité laïque sur les « carrés musulmans » pour mieux faire passer son discours de complaisance, avec enfin un maire qui brade Roubaix par fatigue et espoir de repos pour atteindre le zénith de sa gloire : le sénat et ses confortables fauteuils, ils m’invectivèrent plus ou moins certes mais sur mes mots qui leur sont insupportables : héritage culturel et culture nationale, assimilation, nation républicaine, diversité, laïcité, respect de la loi républicaine que j’avais eu l’audace de prononcer en commission. Leurs provocations ont fait long feu…

N’ont-ils donc rien appris depuis les cantonales de cette immense rejet par la population du discours de la complaisance déconnecté de la réalité quotidienne ?

Reste que ce conseil municipal a triste allure en étant plus le lieu du débat argumenté, de la décision collective longuement murie…

Patrimoine à la modernité créatrice, symbole de la convergence culturelle possible, le musée d’art et d’industrie, par son transfert à la communauté urbaine, témoigne de l’abandon d’une action citoyenne de proximité locale seul espace de démocratie.

« Je suis un métropolitain » déclare le « dernier maire de Roubaix » !

Pourtant être roubaisien, dans sa relation à l’histoire, à l’altérité quotidienne des joies et des souffrances sociales, être citoyen français et aimant sa patrie de naissance ou d’adoption, être républicain porteur d’universel est-ce aujourd’hui un « péché mortel » dans notre ville ?

Qu’ils ne comptent pas sur moi pour baisser les bras…

Quand j’entends parler Culture…

Samedi 11 octobre 2008

 

Avec dix sept délibérations culturelles, il m’avait semblé que le dernier conseil municipal(1) n’échapperait pas, en ce début de mandat, à un débat de fond sur le rôle et l’avenir d’une politique culturelle. Hélas, mon intervention en ce sens et mes propositions ont vite tourné court. Le maire, et il l’a déclaré clairement, n’a véritablement pas le désir de débattre ni sur le fond (en a-t-il la capacité ?) ni sur la forme des propositions de développement culturel pour les prochaines années.

Le défaut de réflexion, le refus méthodologique, l’absence de débat à vocation pédagogique vis à vis des élus comme des citoyens auront pour conséquence de mettre dans l’incertitude les différents responsables culturels de cette ville.

 

La controverse, les interrogations au sujet de la politique muséale en est le premier exemple d’actualité (voir mon article sur l’affaire Bouchard). Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si le rapport d’audit de la chambre régionale des comptes consacre un long chapitre au musée La Piscine.

Sur ce sujet, parler des coûts de fonctionnement, d’investissement, de l’encadrement artistique et scientifique, de la mise en valeur du fonds textile, du statut futur de l’établissement, de l’atelier Bouchard, n’aura de sens que si nous débattons des choix artistiques. Ceux-ci sont de la responsabilité des conservateurs et des professionnels qui dans une relation de confiance doivent pouvoir s’appuyer, sur l’élaboration de perspectives claires de la part des élus.

 

Nous sommes loin du compte. Par une politique du coup par coup (coût par coût !), de la bonne occasion, du fait du Prince (Danse à Lille), on « instrumentalise » la culture comme l’a malheureusement revendiqué l’adjoint lors de sa présentation.

Réfléchir ensemble au rôle social et économique de la culture en mettant au cœur du développement culturel, par une action résolue au service de tous les roubaisiens, le plus « haut niveau » n’est-t-il pas un préalable à la clarification décisionnelle et à la mise en cohérence des structures et associations culturelles ?

 

Peut on encore espérer dans ce microcosme politique local, insipide et sans conviction, un débat alliant réflexion et pragmatisme, avec les responsables et les citoyens, sous des formes faciles à trouver, pour donner du sens, des outils pour nos choix et décisions notamment budgétaires ?

 

A suivre



(1) Jeudi 9 octobre